NIGER - FRANCE

Les quatre otages français libérés au Niger

Les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la justice ont libéré et remis à la Croix-Rouge les quatre salariés français du groupe Areva qui avaient été kidnappés dimanche dans le nord du Niger. (Analyse: G. Rybinski)

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Les quatre cadres français du groupe nucléaire français Areva enlevés dimanche par des rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) ont été libérés et remis mercredi au Comité international de la Croix Rouge (CICR), a annoncé à l'AFP l'organisation humanitaire.

"Le groupe des quatre Français, ainsi qu'un Nigérien qui avait été enlevé auparavant, ont été remis au CICR dans l'Aïr", dans le nord du Niger, a déclaré Marçal Izard, porte-parole du CICR.

La remise des cinq otages devait initialement avoir lieu jeudi, mais a été avancée d'une journée, a précisé le porte-parole du CICR. "Cela explique que l'équipe (du CICR) ne soit pas encore rentrée à Agadez", a-t-il dit en ajoutant qu'elle devrait arriver vendredi matin dans la capitale du nord du Niger.

A Paris, le groupe français a confirmé mercredi dans un communiqué la remise au CICR de ses quatre collaborateurs.

Selon Areva, "ses quatre collaborateurs ont été remis à la Croix-Rouge (CICR) dans le nord du Niger". "Ils se portent bien et devraient être rapatriés en France très prochainement", a encore précisé le groupe nucléaire français dans son communiqué.

Ils avaient été enlevés dimanche près d'Arlit (la cité minière du nord), tandis qu'"ils faisaient du sport", avait expliqué à l'AFP le gouverneur de la région d'Agadez, Abba Malam Boukar.

Agali Alambo, le chef de la rébellion touareg du MNJ, très actif dans la région d'Agadez, a ensuite revendiqué dimanche les enlèvements.

Les quatre cadres étaient un directeur d'exploitation, deux de ses collaborateurs et une femme géologue, âgés de 30 à 50 ans, selon Areva.

Les otages devaient être libérés "avec un message" pour le groupe français afin de "faire pression" sur les autorités nigériennes, avait déclaré à l'AFP M. Alambo.

"Nous voulons faire passer le message au gouvernement (nigérien) qu'il est impossible de faire quoi ce soit en matière de prospection et d'exploitation  avant la résolution des problèmes dans le nord du pays" dont la crise touareg, avait-il expliqué.

Depuis début 2007, les autorités nigériennes sont confrontées aux actions du MNJ qui réclame une plus grande part pour les populations locales et le développement de leur région des bénéfices tirés de l'uranium, extrait dans le nord du pays et dont le Niger est troisième producteur mondial.

Areva exploite depuis quarante ans deux gisements au Niger, l'un à ciel ouvert à Arlit et l'autre souterrain à Akokan, près d'Arlit, qui ont produit en 2006 près de 2.260 tonnes d'uranium.

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