G8 - AFGHANISTAN

Le G8 promet 4 milliards de dollars pour l'Afghanistan

Cette somme sera investie dans 150 projets destinés à développer les zones tribales à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, repaires de trafiquants, de Taliban et de membres d'Al-Qaïda.

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Le G8 a promis d'investir quatre milliards de dollars dans la zone troublée de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, alors que la question nucléaire nord-coréen a dominé les discussions en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères.

Le Japon, qui préside cette année le groupe des huit pays les plus industrialisés, a annoncé que cette somme serait investie dans quelque 150 projets destinés à développer les zones tribales à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, repaires de trafiquants de drogue, d'extrémistes talibans et d'Al-Qaïda.

"Le G8 a décidé d'apporter une aide aux populations tribales vivant dans les zones frontalières", a annoncé le ministre japonais des Affaires étrangères, Masahiko Komura.

A l'issue de la première journée de leur réunion à Kyoto (centre-ouest), les chefs de la diplomatie des pays du G8 -Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie- ont reconnu dans leur déclaration conjointe que cette région était une source d'instabilité.

"Ces efforts importants constituent une partie intégrante de notre stratégie pour combattre le terrorisme en développant des opportunités économiques et des alternatives dans des communautés isolées où le trafic de drogue et l'extrémisme sont endémiques", ont-ils indiqué dans ce document.

Les membres du G8 ont par ailleurs annoncé qu'ils allaient "accélérer leur assistance à la construction d'une armée et d'une police nationales afghanes" et "augmenter leurs efforts dans la lutte antidrogue".

Mais alors que le Japon espérait consacrer cette première journée à l'Afghanistan, la Corée du Nord et sa déclaration tant attendue sur ses programmes nucléaires étaient dans tous les esprits.

Le régime communiste de Pyongyang a remis son document à la Chine, qui devait le transmettre aux quatre autres pays qui participent aux négociations sur le désarmement nucléaire nord-coréen: Etats-Unis, Corée du Sud, Russie et Japon.

Conformément à sa promesse, le gouvernement américain a annoncé qu'il entamait le processus pour retirer la Corée du Nord de sa liste des pays soutenant le terrorisme, permettant à terme à ce pays exsangue d'accéder à l'aide américaine et aux prêts des organismes internationaux.

Les dirigeants japonais, qui pressaient leurs alliés américains de ne pas faire cette concession à Pyongyang tant que le problème des Japonais enlevés par les services secrets nord-coréens ne serait pas réglé, tentaient de faire bonne figure jeudi à Kyoto.

"La remise de cette déclaration est une bonne chose, mais le problème est dans son contenu", a dit M. Komura aux journalistes.

"Je présume que les Etats-Unis auront le courage de revenir sur leur décision si cela ne correspond pas à ce qu'on attendait", a-t-il ajouté au sujet de la déclaration nord-coréenne.

A Washington, le président George W. Bush, a déclaré que "les Etats-Unis n'oublieront jamais l'enlèvement de ressortissants japonais par les Nord-Coréens".

La Corée du Nord a reconnu en 2002 avoir enlevé 13 Japonais dans les années 70 et 80 pour former des espions nord-coréens à la langue et aux coutumes japonaises.

Elle en a relâché cinq et a affirmé que les huit autres étaient morts, considérant la question comme définitivement réglée.

Mais sous la pression américaine, Pyongyang a accepté à la mi-juin de reprendre le dialogue avec le Japon et annoncé la réouverture d'une enquête sur les disparus. Tokyo affirme qu'au total 17 Japonais ont été enlevés.

Vendredi, les discussions du G8 porteront sur la prolifération nucléaire, principalement Iran et Corée du Nord, sur le processus de paix au Proche-Orient et sur la crise politique au Zimbabwe.

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