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Les Irlandais ont dit "no", et après?

Il y a un an, Nicolas Sarkozy renégociait un traité simplifié qui devait lui permettre d’aborder les dossiers européens sans se soucier des questions institutionnelles. Le "non" irlandais a chamboulé l'agenda.

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Priorité inattendue : sortir du bourbier institutionnel ! Le président français se trouve contraint de négocier en priorité le virage imposé par le rejet irlandais. 


Après une visite le 11 juillet à Dublin pour un entretien avec le Premier ministre, Brian Cowen, Nicolas Sarkozy devra cerner de possibles réponses aux angoisses exprimées par les électeurs irlandais. Il devra rassembler les 26 autour d’un plan de bataille commun, en se gardant de toute pression. 


Au bout du chemin, il faudra convaincre une Irlande isolée d'organiser un nouveau référendum. Mais d’ici là, le chemin est semé d’embûches : il pourrait buter sur un os, la République tchèque par exemple. Interrogé sur la ratification du traité, qui suscite hésitations et divisions, dans la République tchèque, le président eurosceptique Vaclav Klaus a déclaré que cela importait peu : "Avec ou sans le vote tchèque, le traité ne peut être ratifié et ne peut pas entrer en vigueur", estime-t-il. 


Dans son pays, la ratification dépend  de la Cour constitutionnelle, saisie depuis la mi-avril, et qui rendra son avis en automne. Ensuite viendra la décision du Sénat, où un blocage du texte serait possible… Surtout que ce président sans pouvoirs réels, mais pas sans force de conviction, mène la campagne du "non" face à un gouvernement Topolanek loin d’être "europhorique". 


Quant au président polonais Lech Kaczynski, il se fait prier pour apposer sa signature au bas du traité dûment ratifié par le Parlement…. La présidence française a pour stratégie d’associer les deux prochaines présidences – les Tchèques et les Suédois, qui n’ont toujours pas ratifié – pour créer un effet d’entraînement. Elle trouvera sur ce dossier le soutien de Berlin, les relations s’étant réchauffées face à l’adversité. 


Si le texte était effectivement revoté, positivement cette fois-ci, dans un délai rapide, comme le souhaite la France, le traité de Lisbonne pourrait entrer en vigueur presque dans les temps – au 1er janvier comme prévu –, ou avant les élections européennes de juin 2009.


 

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