ZIMBABWE - EXCLUSIF

Fuir le Zimbabwe à tout prix

Alors qu'un tiers des Zimbabwéens se sont déjà exilés, l'hémorragie s'accentue avec les violences liées à la présidentielle. A la frontière avec l'Afrique du Sud, des hommes et de femmes tentent de franchir le Limpopo au péril de leur vie.

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Un groupe de six Zimbabwéens entre illégalement en Afrique du Sud. Pour cela, il leur faut franchir le Limpopo, une rivière qui sert de frontière naturelle entre les deux pays. Il faut éviter de se faire repérer par les garde-frontières, mais aussi faire attention aux crocodiles...

 

Un homme, éreinté, vient de faire 200 kilomètres à pied. Il a perdu ses chaussures et a dû finir pieds nus.

 

Chaque jour, le passeur accompagne une trentaine de Zimbabwéens vers l'espoir d'une vie meilleure.

 

Parmi les personnes franchissant la frontière, on trouve des réfugiés politiques et économiques.

 

Une femme qui vient d'arriver en Afrique du Sud déclare : "Je suis tellement contente d'être là... On ne fait que nous battre là-bas." Elle a voté pour le Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

 

Le MDC est le principal parti d'opposition au Zimbabwe. Son leader, Morgan Tsvangirai, a préféré boycotter le second tour de la présidentielle, le 27 juin : trop d'intimidations, trop d'arrestations, trop de tortures aussi. Au moins 90 partisans de l'opposition sont morts dans les violences électorales.

 

A cause de ces événements politiques, l'hémorragie s'accentue à la frontière entre le Zimbabwe et l'Afrique du Sud. Et elle n'est pas près de s'arrêter. Un tiers de la population zimbabwéenne est aujourd'hui en exil.

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