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Robert Mugabe devrait prêter serment dimanche

Robert Mugabe, sûr d'être réélu président, devrait prêter serment dès dimanche, selon des sources gouvernementales. George Bush annonce avoir ordonné de nouvelles sanctions contre le régime en place à Harare.

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Le chef de l'Etat sortant du Zimbabwe, Robert Mugabe, certain de remporter la victoire au second tour de la présidentielle où il était l'unique candidat, devrait prêter serment comme président dimanche, a-t-on annoncé samedi des sources gouvernementales.

"L'investiture aura lieu demain à 10H00" (08H00 GMT), a déclaré à l'AFP un proche du dirigeant zimbabwéen, sous couvert de l'anonymat, alors qu'aucun résultat n'a encore été annoncé.

Une autre source, membre de la délégation qui doit accompagner Robert Mugabe au sommet de l'Union africaine (UA) en Egypte, a indiqué que la cérémonie d'investiture aurait lieu avant leur départ prévu dimanche soir. "On nous a dit de nous tenir prêts pour la prestation de serment et juste après, nous allons partir pour l'Egypte", a déclaré cette source également sous couvert de l'anonymat.

Une troisième source, qui s'est rendue samedi à la résidence du président, a rapporté avoir assisté au montage de tentes où la cérémonie d'investiture doit se dérouler.

Le président Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir, est certain de remporter l'élection controversée de vendredi: le chef de l'opposition, Morgan Tsvangirai, avait retiré sa candidature face aux violences déchaînées contre ses partisans.

Les premiers résultats de l'élection étaient attendus samedi et l'issue du scrutin devrait être rendue publique dimanche au plus tard, selon la Commission électorale du Zimbabwe (ZEC).

La ZEC avait mis cinq semaines à annoncer la victoire de M. Tsvangirai au premier tour de de la présidentielle, organisé le 29 mars, avec 47,9% des suffrages contre 43,2% à M. Mugabe.

Le second tour a été qualifié de "paisible" par le quotidien d'Etat The Herald qui a également évoqué samedi une "participation massive".

Mais selon l'opposition, les électeurs ont "été contraints de voter" et plusieurs témoins fait état de mesures d'intimidation. Tout en appelant à boycotter le scrutin, M. Tsvangirai avait recommandé à ses électeurs de ne pas prendre de risques, quitte à voter pour le président Mugabe.

L'ex-syndicaliste avait renoncé après avoir constaté une "orgie de violences" depuis les élections du 29 mars qui ont signé la déroute du régime, le pouvoir ayant dû également céder le contrôle du Parlement.

Morgan Tsvangirai a appelé vendredi le monde à ne pas reconnnaître le résultat du second tour organisé, selon lui, par "une dictature désespérée en quête de légitimité".

Mais si l'Occident a unanimement dénoncé une "imposture", le Conseil de sécurité de l'ONU a été incapable vendredi de s'entendre pour déclarer le scrutin illégitime.

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