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TELECOMMUNICATIONS

Siemens devrait supprimer 17000 emplois

3 min

Siemens devrait annoncer plus de 17 000 suppressions d'emploi à travers le monde dont 6 400 en Allemagne. Son patron avait parlé en novembre dernier de la nécessité de réduire les frais de 1,2 milliard d'euros.

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Le conglomérat allemand Siemens s'apprête à annoncer plus de 17.000 licenciements à travers le monde, dont près du tiers en Allemagne, une restructuration quasi sans précédent dans les 160 ans de son histoire, rapporte samedi la presse allemande.

Au total, 17.200 suppressions d'emplois sont prévues parmi les quelque 400.000 employés du géant industriel, dont 6.400 en Allemagne, touchant en priorité les services administratifs, selon le Süddeutsche Zeitung.

Les licenciements en Allemagne, étalés sur deux ans, devraient être annoncés d'ici l'automne.

D'autres journaux évoquaient samedi le chiffre global de 17.000 licenciements.

Aucun responsable de Siemens n'était immédiatement joignable pour commenter ces informations. Une rencontre entre la direction et des représentants du personnel est prévue début juillet.

Le patron de Siemens, l'Autrichien Peter Löscher, avait déjà annoncé en novembre vouloir réduire de 1,2 milliard d'euros les frais administratifs du groupe d'ici à 2010, laissant entendre que des pertes d'emplois seraient inévitables.

En février, le groupe avait déjà annoncé la suppression de 3.800 emplois dans sa division SEN (systèmes de télécommunications), et de 1.000 postes dans sa filiale Osram (ampoules et systèmes d'éclairage).

M. Löscher a affirmé cette semaine au quotidien Die Welt qu'il souhaitait éviter des licenciements secs en cas de suppressions d'emplois.

"Nous allons faire en sorte que ce soit le plus socialement supportable possible", avait-il déclaré.

Dans une interview au magazine Focus, il a par ailleurs estimé avoir eu tort d'avoir évoqué si tôt la perspective de suppressions d'emplois sans en préciser les détails, estimant que cela avait déstabilisé ses employés.

"Vu les réactions aujourd'hui, c'était certainement la mauvaise chose à faire", a-t-il concédé.

Dans un autre entretien, paru mercredi dans les quotidiens Financial Times et Financial Times Deutschland, M. Löscher estimait par ailleurs que son groupe était "trop allemand", et affirmait vouloir faire en sorte que d'autres nationalités soient mieux représentées au niveau de la direction.

"Nous n'avons que des hommes blancs dans les étages de direction (...) Nos 600 cadres dirigeants sont majoritairement des hommes blancs allemands", affirmait-il, jugeant que le conglomérat, très exportateur, pourrait s'enrichir de responsables venant de Chine ou d'Inde.

M. Löscher est arrivé il y a un an à la tête du groupe englué dans un scandale de corruption à grande échelle. Recruté hors de Siemens, l'Autrichien a reçu pour mission de redorer le blason du groupe et dépoussiérer ses structures.

Le parquet allemand enquête sur près de 270 suspects dans ces affaires de corruption qui touchent quasiment toutes les divisions du groupe et qui ont trait à des caisses noires mises en place notamment pour "faciliter" les commandes à l'étranger.

Siemens a jusqu'ici reconnu l'existence de caisses noires d'un montant de 1,3 milliard d'euros.

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