MARS - PHOENIX

La culture d'asperges possible sur Mars

Les études réalisées par la sonde Phoenix sur Mars ont révélé une teneur suffisante de nutriments nécessaires, par exemple, à la culture d'asperges, comme l'indique un des responsables de la mission.

Publicité

Les résultats de l'analyse du premier échantillon du sol martien faite par un des instruments de la sonde américaine Phoenix indiquent qu'il paraît contenir des nutriments indispensables à l'existence de la vie, ont indiqué jeudi des scientifiques de la mission.

Ils se sont toutefois refusés à dire si une forme de vie primitive pourrait exister sur la planète rouge.

"Nous avons trouvé ce qui paraît être nécessaire pour que la vie puisse exister dans le passé, le présent et le futur, à savoir des nutriments", a déclaré Samuel Kounaves, responsable du laboratoire de chimie humide de TEGA (Thermal and Evolved Gas Analyzer) lors d'une conférence de presse téléphonique.

Il a précisé qu'il s'agissait de nutriments non-organiques et cité des minéraux comme le magnésium, le potassium, le sodium et le chlorure.

Ce scientifique, de l'université d'Arizona (sud-ouest), a indiqué que l'équipe avait été surprise par l'acidité du sol qu'elle ne pensait pas aussi élevée avec un pH de 8 à 9.

Mais "le sol que nous avons sur Mars est le type de sol que vous trouvez dans votre jardin et dans lequel vous pourriez faire pousser des asperges sans problème et ceci est très exaltant", a-t-il ajouté, expliquant que les scientifiques de la mission avaient été "ébahis" mercredi soir par ces résultats.

Les résultats préliminaires de "cette analyse constituent aussi un indice de plus que l'eau liquide a été présente dans le sol de Mars à un certain moment dans son l'histoire", a aussi relevé le scientifique.

Les résultats de cette analyse sont très similaires à ceux de sol faites sur la Terre dans des déserts et "ceci est la partie exaltante", a-t-il relevé .

Le petit échantillon avait été prélevé à l'aide de la pelle à l'extrémité du bras robotisé de Phoenix et avait été déposé dans l'un des huit petit fours de TEGA. L'échantillon a été progressivement chauffé jusqu'à mille degrés Celsius.

Ce sol provient de la surface, ce qui explique pourquoi l'analyse n'a trouvé aucune trace de glace, qui se trouve à quelques centimètres sous le sol et dont la présence avait été confirmée la semaine dernière.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine