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Les grands chantiers de la présidence française

Au nombre des grands chantiers de la présidence française, l'énergie, le contrôle de l'immigration, la politique agricole et l'Union pour la Meditérranée.

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Paquet Energie Climat, sujet brûlant

La conclusion avant la fin de l'année d'un accord sur une réduction de 20% des émissions polluantes de l'UE d'ici à 2020 constituerait une victoire pour la présidence française. Elle permettrait à l’UE de prendre le leadership mondial pour négocier fin 2009 à Copenhague un accord "post-Kyoto", protocole portant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui expire en 2012.

La conclusion d'un accord européen sur le sujet est pourtant loin d’être acquis. Certes, les ministres de l'Energie des 27 pays membres sont parvenus le 6 juin à un accord sur la libéralisation du marché européen qui préserve les grands groupes intégrés de production et de distribution, comme EDF, malgré les velléités du Parlement européen, codécideur en la matière, de les démanteler.

Mais les objectifs proposés par la Commission pays par pays sont extrêmement ambitieux. Trop même,  au goût de l’industrie et de certains Etats qui pourraient avoir du mal à défendre les augmentations de prix de l’électricité qui devraient en résulter.

Le coût de la réforme est estimé à 0,5% du PIB de l'UE en 2020, soit 60 milliards d'euros. Le "paquet" prévoit une réduction d’au moins 20% des émissions de gaz à effet de serre en 2020 par rapport à 1990. Les Européens devront produire au moins 20% d'énergies renouvelables et porter à 10% la part des biocarburants dans la consommation totale de carburants.

D’autant que des désaccords persistent sur la place des biocarburants,  plus en plus contestés car se substituant dans certains cas aux cultures vivrières, et sur le fonctionnement du système d’échange des CO2.

L’immigration contrôlée


La Commission européenne estime à huit millions le nombre d'immigrés illégaux présents sur le territoire de l’UE.

Nicolas Sarkozy entend convaincre ses homologues européens au prochain sommet prévu en octobre de l’intérêt d’un pacte européen sur l'immigration mêlant lutte contre l'immigration illégale et intégration des immigrés légaux.

Des propositions devraient être examinées lors de la réunion informelle des ministres de l'Intérieur et de la Justice des Vingt-Sept qui se déroulera à Cannes les 7 et 8 juillet.

Le pacte prévoit des sanctions pénales contre les employeurs qui embauchent des travailleurs illégaux,  ainsi que la "directive retour" permettant de détenir un immigré clandestin pendant une période allant jusqu’à 18 mois avant de les expulser vers leurs pays d'origine.

Nicolas Sarkozy voudrait obtenir de ses voisins qu’ils s’engagent à ne plus recourir aux régularisations massives d'immigrés illégaux, comme cela a eu lieu en Espagne (700 000 en 2005) ou en Italie (500 000 en 2007).

 

La Politique agricole commune révisée (mais pas trop)

La France entend parvenir pendant sa présidence de l'Union européenne à une réforme limitée de la Politique agricole commune (PAC) pour priver d'arguments les pays qui veulent la démanteler à terme, la Grande-Bretagne en tête. Tout se ferait à budget constant, soit quelque 42 milliards d'euros, un montant "sanctuarisé" jusqu'en 2013.

Alors que les prix des denrées alimentaires augmentent un peu partout dans le monde dans un contexte de baisse de la production, ce "bilan de santé" de la PAC doit à terme permettre aux agriculteurs européens de mieux adapter leur offre aux fluctuations du marché. 

L’Union pour la Méditerranée (UPM), priorité des priorités

Ce grand projet développé par Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle est limité par le caractère peu ambitieux de son architecture finale. Réorienté par l’Allemagne et la Commission, il s’apparente davantage à un prolongement du processus de Barcelone lancé en 2005.

Du coup, les pays du Sud méditérranéen sont beaucoup moins intéressés. La présence d’Israël incommode certains chefs d’Etat arabes comme le libyen Mouammar Khadafi et l’algérien Abdelaziz Boutéflika qui pourraient refuser de siéger aux côtés du Premier ministre Ehoud Olmert.

Car il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus pour assumer les postes clés de cette UPM. Nicolas Sarkozy donnera une conférence de presse avec le seul président égyptien Hosni Moubarak, pressenti pour en assumer la coprésidence.
De quoi faire de l’UPM un creuset de frustrations et de revendications. La Turquie, elle, se tâte et refuse de tomber dans un piège tendu par le président français, qui n’a jamais jugé l’adhésion de la Turquie à l’UE souhaitable.  Quarante-quatre chefs d’Etat sont invités à discuter du cadre de la future Union le 13 juillet à Paris. Viendra, viendra pas ?
 

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