FRANCE - FUSILLADE

La fusillade de Carcassonne liée à une "erreur humaine"

Tandis que le piste criminelle semble écartée dans l'affaire de la fusillade à Carcassonne, le président Sarkozy a déclaré qu'"il y a eu des négligences inacceptables" qui "devront être sanctionnées". (Récit : C. Molle-Laurençon)

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Le président Nicolas Sarkozy a déclaré lundi à propos de la fusillade au 3e RIPMa qu'"il y a eu des négligences inacceptables" qui "devront être sanctionnées", après avoir rendu visite à des victimes à l'hôpital de Carcassonne.

"Il y a eu des négligences inacceptables. Elles devront être sanctionnées", a déclaré à la presse M. Sarkozy, qui s'est rendu en fin de matinée à l'hôpital Antoine Gayraud de Carcassonne, après le drame qui a fait 17 blessés par balles dimanche lors d'une journée portes ouvertes du 3e RPIMa.

"La réaction sera rapide et sévère", a-t-il promis. "Ce sont des professionnels, cela ne peut pas rester sans conséquence", a-t-il affirmé.

"Je suis consterné par ce qui s'est passé", a ajouté M. Sarkozy, rappelant qu'il s'exprimait en tant que président de la République et chef des armées.

Il était accompagné du ministre de la Défense Hervé Morin, du général Bruno Cuche, chef d'état-major de l'armée de Terre, et du maire UMP de Carcassonne Gérard Larrat.

"D'après tout ce que le monde pense, la piste criminelle semble évacuée. Ca n'enlève pas la gravité des choses, les victimes restent les victimes quelles que soient les intentions, que ce soit criminel ou une grande imprudence", a déclaré le président, qui est resté environ 40 minutes au chevet des cinq victimes, dont deux enfants, hospitalisées à Carcassonne.

Interrogé sur l'emploi de balles réelles lors de l'exercice de démonstration, M. Sarkozy, employant "des mots choisis qui ne reflètent pas tout à fait" ce qu'il pensait, a déclaré que ce n'était "pas normal".

"Et quand je dis ce n'est pas normal, c'est toute la chaîne qui devra s'expliquer, la personne qui a fait ça et l'encadrement", a-t-il souligné.

"Disons les choses comme elles sont", a poursuivi le président, "il y a eu un relâchement inacceptable qui a conduit à ce qu'il faut bien appeler un drame qui aurait pu être bien pire".

"Et je n'ai pas l'intention d'attendre qu'il y ait un jour un drame bien pire pour réagir. La réaction sera rapide et sévère", a-t-il redit.

"La justice fera la lumière", a-t-il dit. "C'est au procureur de la République de dire ce qui s'est passé". Mais, "avec le ministre de la Défense, nous sommes décidés à tirer les conséquences, s'agissant des responsabilités administratives", a-t-il prévenu.

Le président de la République devait ensuite se rendre en milieu de journée au CHU Purpan de Toulouse, au chevet de trois enfants blessés dimanche.

 

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