UE - TRAITE DE LISBONNE

Sarkozy veut surmonter le "non" irlandais avant juin 2009

A la veille de la présidence française de l'UE, Nicolas Sarkozy a estimé qu'il n'y avait "pas trop de temps" pour trouver une solution au "non" irlandais, posant pour limite les élections européennes de juin 2009.

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Les Irlandais ont dit "No", et après? : l'analyse de notre chroniqueuse spécialisée Europe, Caroline de Camaret.

 

Le président Nicolas Sarkozy, dont le pays assume mardi la présidence de l'UE, a déclaré lundi: "On n'a pas trop de temps" pour trouver une solution au non irlandais, précisant que "la limite" était les élections européennes de juin 2009.

"Il ne faut pas se presser et, en même temps, on n'a pas trop de temps", a déclaré M. Sarkozy à France 3.

"Quelle est la limite? Juin 2009, parce qu'il y a des élections européennes", a poursuivi le président, qui se rend à Dublin le 11 juillet pour tenter de trouver des solutions en vue du sommet européen d'octobre.

Interrogé pour savoir s'il fallait faire revoter les Irlandais, M. Sarkozy a répondu : "Je ne veux pas le dire comme ça, parce que ça donnerait le sentiment de leur forcer la main". Il a néanmoins rappelé que "cela avait déjà été le cas en 2001 en Irlande, à la suite du traité de Nice".

L'Irlande, seul pays européen à avoir soumis le traité européen de Lisbonne à un référendum, a rejeté le texte le 12 juin par 53,4% des voix, précipitant l'Union européenne (UE) dans une nouvelle crise constitutionnelle.

M. Sarkozy a également réaffirmé qu'il n'y aurait pas d'élargissement de l'UE à la Croatie sans traité de Lisbonne.

"Il n'est pas question de continuer à élargir l'Europe si l'Europe n'est pas capable de se doter d'institutions", a-t-il dit. "On l'a déjà fait pour l'élargissement à l'est : ce fut une erreur", a-t-il ajouté.

"L'intérêt de l'Europe c'est de s'élargir aux Balkans, parce qu'on a tout intérêt à enraciner la paix et la démocratie", a admis le président. "Mais je dis une chose : on ne peut pas élargir et démolir l'Europe".

"Si on n'a pas Lisbonne, on aura (le traité de) Nice", a fait valoir le président. "Nice, c'est l'Europe à 27, sans la Croatie". Il a ajouté : "Moi, je souhaite qu'on accueille la Croatie. Donc, il faut Lisbonne".

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