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ZIMBABWE - POLITIQUE

Tsvangirai contre un gouvernement d'union

2 min

Le leader de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai se dit prêt à entamer des discussions avec le président Robert Mugabe mais rejette l'idée d'un gouvernement d'union nationale car il "ne reflèterait pas la volonté du peuple".

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Le chef de l'opposition au Zimbabwe, Morgan Tsvangirai, a rejeté mercredi l'idée d'un gouvernement d'union nationale estimant qu'une telle solution ne "reflèterait pas la volonté du peuple zimbabwéen".

"Un gouvernement d'union nationale ne répondrait pas aux problèmes que rencontre le Zimbabwe et ne reflèterait pas la volonté du peuple zimbabwéen", a déclaré à la presse le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) après une réunion du comité de direction de son parti.

La veille, les dirigeants africains réunis en sommet en Egypte avaient appelé à la formation d'un "gouvernement d'union nationale" entre le MDC de M. Tsvangirai et le parti du président Robert Mugabe, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF).

Mais dans sa résolution, l'Union africaine (UA) n'a pas rejeté le résultat du second tour de la présidentielle de vendredi, remporté par M. Mugabe qui était seul en lice. M. Tsvangirai, arrivé en tête au premier tour le 29 mars, s'était retiré de la course en raison des violences contre ses partisans.

"La résolution ne répond pas de manière appropriée à la violence en cours au Zimbabwe", a commenté le chef du MDC.

"La résolution ne reconnaît pas l'illégitimité de l'élection du 27 juin et ne prend en compte le fait que la plupart des leaders africains refusent de reconnaître Mugabe comme le chef de l'Etat", a-t-il ajouté.

"La résolution soutient le concept d'un gouvernement d'union nationale sans reconnaître le gagnant" du premier tour.

Le leader de l'opposition n'a toutefois pas complètement fermé la porte à des discussions.

"Bien que le MDC reste favorable à des négociations, elles doivent se dérouler sur la base du résultat des élections du 29 mars et porter sur un accord de transition", a ajouté M. Tsvangirai.

"Notre engagement en faveur d'une solution négociée ne porte pas sur un partage du pouvoir (...) mais sur la démocratie et la justice", a-t-il poursuivi.

Et d'ajouter: "Si un dialogue doit être lancé, il est essentiel que la Zanu-PF mette un terme aux violences"
 

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