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ZIMBABWE - POLITIQUE

200 opposants demandent l'assistance des Etats-Unis

2 min

Plusieurs centaines d'opposants zimbabwéens du parti de Morgan Tsvangirai, le MDC, se sont rassemblés devant l’ambassade américaine du Zimbabwe, à Harare, afin de demander l'assistance des Etats-Unis pour mettre fin aux violences.

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"Plus de 200 partisans du MDC [parti d’opposition zimbabwéen] campent devant l’ambassade des Etats-Unis", affirme depuis sa rédaction londonnienne Wilf Mbanga, rédacteur en chef de l’hebdomadaire indépendant ‘The Zimbabwean on Sunday’.

Ces centaines d’opposants à l’actuel président Robert Mugabe demandent assistance aux diplomates américains, fuyant les violences dont ils sont victimes depuis l’élection du 29 mars.

Le porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis a assuré à un journaliste de l’agence Reuters que les diplomates travaillaient "avec des organisations internationales et des partenaires locaux pour trouver une solution, un endroit sûr pour les accueillir".

"Depuis le résultat du scrutin, le MDC affirme qu’une centaine de ses partisans ont été tués, 5 000 autres sont portés disparus et 200 000 personnes ont été déplacées", rapporte Wilf Mbanga. Des chiffres impressionnants, impossibles à vérifier.

"60 % des électeurs avaient voté contre Mugabe le 29 mars", assure un diplomate français à Harare souhaitant garder l’anonymat. Il ajoute : "Le principal enjeu, ce n’est pas la tractation politique, mais le sort de la population martyrisée, battue, au bord de l’asphyxie."

Un nombre croissant de Zimbabwéens fuient d’ailleurs leur pays vers les territoires voisins, notamment la Zambie, le Mozambique, l’Afrique du Sud et le Botswana, où, selon Wilf Mbanga, un camp de réfugié zimbabwéen a été ouvert.

Les leaders africains, réunis en sommet lundi dernier
, s’étaient timidement prononcés en faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationale. Option que le chef de l’opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai avait rejetée car, selon lui, une telle solution ne "reflèterait pas la volonté du peuple zimbabwéen".

"Les violences ne cessent pas. Dans ce contexte, comment voulez-vous que des négociations commencent ?", commente le diplomate français interrogé par FRANCE 24. "La solution idéale serait de réussir à écarter Mugabe du pouvoir. Pour l’Union européenne, c’est un point non négociable", poursuit-il, dans la lignée des exigences de l’UE, qui demande la tenue d’une nouvelle élection.

Les Etats-Unis viennent, eux, de déposer un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU.

Vendredi, à son retour du sommet de l’Union africaine à Charm el-Cheikh, des milliers de partisans de Robert Mugabe ont acclamé le dictateur à sa descente d’avion.
 

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