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L'état d'urgence pour sauver Pompéi de "l'incurie"

Le gouvernement italien a décidé d'instaurer, un an durant, un état d'urgence afin de lever les fonds nécessaires à la sauvegarde du site archéologique de Pompéi, qui serait dans une "situation d'incurie et d'abandon" grave.

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Le gouvernement italien a déclaré vendredi "l'état d'urgence" à Pompéi et annoncé la nomination prochaine d'un commissaire extraordinaire pour sauver le site archéologique au pied du Vésuve d'une "situation d'incurie et d'abandon", selon un communiqué du gouvernement.
 

Cette mesure sans précédent, valable un an, permettra de mobiliser des fonds extraordinaires pour améliorer la sécurité et l'accueuil des visiteurs dans le célèbre espace archéologique, l'un des sites les plus visités d'Italie.
 

La déclaration d'urgence a été adoptée sur la recommandation du ministre des Biens culturels, Sandro Bondi, selon lequel "il n'était plus possible de tolérer une situation (...) d'incurie et de dégradation" de l'ensemble des équipements de Pompei "l'un des patrimoines les plus importants du monde, classé au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco".

 
"La situation +d'incurie et de dégradation+ ne concerne pas le patrimoine monumental de la ville de Pompéi", a cependant tenu à préciser la Direction archéologique de Naples et de Pompéi, dans un communiqué.

 
Il s'agit "d'autres catégories de problèmes dénoncées à de nombreuses reprises par le conservateur Pietro Guzzo: réduction de la surveillance, absence de réseau d'égouts, de voies de circulation, carence de la surveillance vétérinaire, fermeture du restaurant dont le concessionnaire avait accumulé les retards de paiements", indique ce communiqué.

 
Pompéi, ensevelie sous les cendres par l'éruption du Vésuve le 24 août 79 après Jésus-Christ, a fait l'objet de fouilles systématiques depuis 1860 et constitue l'ensemble le mieux conservé d'une ville de l'époque romaine et de l'art et de la culture de l'époque.

   
"Pompéi est la clef de voûte de notre tourisme", a estimé vendredi dans le quotidien Correio della Sera, Claudio Velardi, responsable régional à la Culture et au Tourisme de la région de Naples où l'on a enregistré en juin une baisse de 20% du nombre des touristes attribuée essentiellement à la crise des ordures de Naples.

  
Le chef du gouvernement Silvio Berlusconi s'est donné vendredi jusqu'au 20 juillet pour faire disparaître définitivement les déchets qui s'accumulent régulièrement dans les rues de la capitale de la Campanie.

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