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BETANCOURT - RETOUR EN FRANCE

La vidéo de l'opération de l'armée colombienne rendue publique

Texte par : Marie Sophie JOUBERT
4 min

Alors que des informations divulguées par la Radio suisse romande font état du versement d'une rançon, l'armée colombienne a rendu publique la vidéo de l'opération de sauvetage des otages.

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Retrouvez "La libération d'Ingrid Betancourt, vue de Bogota", sur le site des Observateurs.

Analyses, portraits, reportages : retrouvez également notre dossier spécial sur Ingrid Betancourt, otage des FARC.

   

Accueillie en France en héroïne, l’ancienne otage Ingrid Betancourt s’est montrée sceptique sur l'hypothèse d’une rançon payée à ses geôliers, les guérilleros des FARC.
 

Ingrid Betancourt a été libérée deux jours auparavant aux côtés de 14 autres otages - 3 Américains et 11 Colombiens - au cours d'une opération militaire colombienne qui aurait impliqué l’infiltration des rebelles par des militaires colombiens, une opération qualifiée de "parfaite" par la Franco-Colombienne.
 

Le président colombien Alvaro Uribe a assuré que l’opération avait été menée à bien sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré. Cette opération, témoignant du haut degré de sophistication de l’armée colombienne, a constitué une victoire pour Uribe, souvent critiqué pour son approche "dure" envers les rebelles armés colombiens.

 
A chacune de ses interventions, Ingrid Betancourt a répété que l’opération menée par l’armée colombienne avait été "une opération d'intelligence" et a qualifié les militaires qui l’ont libérée de "personnes extraordinaires" et de "héros".

Ingrid Betancourt écarte l'hypothèse d'une rançon   

Interrogée par FRANCE 24 sur les affirmations de la Radio suisse romande (RSR)
selon lesquelles une rançon de 20 millions de dollars aurait été de versée pour la libération des otages, la Franco-Colombienne ne semblait pas avoir de doute : "Je ne pense pas que l’on puisse me duper facilement", a-t-elle dit.

 
Selon elle, il n’y a pas eu de mise en scène de sa libération. "La joie de ceux qui ont commandé l’opération n’était pas fictive", a-t-elle expliquée.

 
Apportant des précisions sur la question, le chef du service étranger de la RSR, Pierre Bavaud, a précisé à l ‘AFP que les sommes en question n'étaient pas une rançon stricto sensu, mais auraient servi à "retourner" deux des gardiens des otages.
 

Pour Ingrid Betancourt, le commandant Enrique, son geôlier, qui a été fait prisonnier pendant l'opération, n'avait pas le "rictus" de quelqu'un qui a touché une rançon mais de quelqu'un qui "avait honte" et peur.
 

Un démenti du plus haut gradé de l'armée colombienne

Le plus haut gradé de l'armée colombienne, le général Padilla a quant à lui affirmé à la radio privée W, que le gouvernement colombien n'avait "pas versé un seul centime dans cette opération".


Même son de cloche du côté de l'ambassadeur américain à Bogota, William Brownfield : "Combien avons-nous donné (...) pour la libération des trois citoyens américains ? Zéro. Zéro, rien. Ni un dollar, ni un peso, ni un euro. Absolument zéro", a-t-il affirmé.

 

"N'ayant pas été associés à cette opération, nous n'avons pas été associés à ses modalités de financement, si tant est qu'il y ait eu des modalités de financement", a-t-il ajouté.
 

"Faire plus" pour les otages restant aux mains des guérilleros

   
Ingrid Betancourt a assuré que "les FARC ont perdu", mais elle a aussi répété qu’il fallait "faire plus", en particulier pour les centaines d’otages toujours aux mains des guérilleros.
 

Avec humour mais fermeté, elle a demandé à plusieurs reprises au président Sarkozy de continuer le combat.
 

"J’ai besoin de lui pour qu’il aille en Colombie de nouveau", a-t-elle dit. "Il faudra reparler avec [le président colombien] Uribe. Mais maintenant, on l’aime bien quand même", a-t-elle ajouté malicieusement. 

   
"Je dois tout à la France"
  

"Je rêve depuis 7 ans de vivre ce moment, de respirer l’air de la France, d’être avec vous", a affirmé Ingrid Betancourt en arrivant à l’aéroport militaire de Villacoublay, près de Paris où l’attendait Nicolas Sarkozy et sa femme Carla Bruni-Sarkozy.

   
Dès sa descente de l’avion de la République française, l’ex-otage, très émue, a remercié les Français et leur président.

  
Ses interventions, à Villacoublay, puis à l’Elysée et enfin à l’Hôtel de Ville de Paris, ont également été l’occasion pour Ingrid Betancourt de renouveler ses remerciements à la France. D’une voix pleine de douceur, elle a remercié "tous ceux qui l’ont soutenue."
 

"La France, c’est chez moi, vous êtes ma famille", a-t-elle dit, avouant ressentir tout de même "un pincement au cœur" d’avoir quitté son autre pays, la Colombie. "Je vous porte les remerciements de tous les Colombiens qui sont tellement heureux de cette libération", a-t-elle affirmé.
 

A plusieurs reprises, Ingrid Betancourt a répété que la France et les Français lui avait "sauvé la vie."

 
 

 
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