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ARMEMENT

L'Iran teste un missile de longue portée Shahab 3

3 min

La télévision iranienne Al-Alam annonce que l'armée d'élite du régime a tiré neuf missiles, dont un Shahab 3, d'une portée de 2 000 km. Ce type de missile peut atteindre le territoire israélien ou les bases américaines du Proche-Orient.

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C’est la dernière provocation de Téhéran. Après qu’un représentant du guide suprême Ali Khamenei a menacé, mardi, de "mettre à feu" Tel Aviv en cas d’attaque, la télévision Al-Alam annonce que l’armée iranienne a procédé à des essais du missile de longue portée Shahab 3, capable de frapper Israël.

 
"Nous sommes prêts à défendre l'intégrité de la nation iranienne"
 

Les images diffusées par la chaîne de télévision d’information internationale Al-Alam, basée à Téhéran, montrent que neuf missiles ont été lancés, notamment un fameux Shahab 3, dont la portée supposée de 2 000 kilomètres lui permettrait de parcourir les 1 000 kilomètres qui séparent l’Etat d’Israël de la République islamique.

 

"Le but de ces exercices est de montrer que nous sommes prêts à défendre l'intégrité de la nation iranienne", déclare Hossein Salami, le commandant des forces aériennes des Gardiens de la révolution sur Al-Alam.

 

Cette nouvelle démonstration de force intervient dans un contexte de fortes tensions entre l’Iran et l'Occident, qui soupçonne Téhéran d’essayer se doter de l'arme atomique. Siavosh Ghazi, correspondant AFP à Téhéran, déclare sur FRANCE 24 que ces manœuvres sont "une manière de montrer que l’Iran n’est pas prêt à céder sur le dossier du nucléaire, malgré les pressions internationales".

 
"Les deux camps font dans la surenchère"
 

La Maison Blanche a aussitôt condamné cet essai et demande à l’Iran de "s'abstenir de nouveaux tests de missiles s'il souhaite vraiment gagner la confiance de la communauté internationale".

 

Malgré les appels de la communauté internationale à régler le problème par la voie diplomatique, Américains et Israéliens n'excluent pas un recours à la force pour stopper le programme nucléaire iranien. Dans ce contexte, "les deux camps font dans la surenchère", estime Léa Salamé, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24, qui rappelle : "Les Américains ont fait la semaine dernière une série de manœuvres militaires dans le golfe persique."

 

Les dirigeants du G8, réuni à Toyako au Japon, ont eux appelé l'Iran à "agir de manière plus responsable" envers ses voisins et ont redemandé à Téhéran de coopérer avec l’agence internationale de l’énergie atomique.

 
La "blague" de McCain
 

Alors que la campagne présidentielle bat son plein aux Etats-Unis, le candidat républicain John McCain s’est permis une plaisanterie concernant le dossier iranien. Réagissant à la publication d’un rapport faisant état d’une hausse des exportations de cigarettes vers l’Iran, il a indiqué que c’était "peut-être un bon moyen de les tuer". Le sénateur de l'Arizona, qui avait déjà marqué les esprits en fredonnant "bomb Iran" (bombarder l'Iran) sur un air des Beach Boys, a néanmoins précisé que c’était "une blague".
 

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