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THAILANDE - POLITIQUE

Démission du chef de la diplomatie thaïlandaise

2 min

Le ministre thaïlandais des Affaires étrangères Noppadon Pattama a été poussé à la démission pour avoir soutenu l’inscription du temple hindouiste de Preah Vihear, attribué du Cambodge, au patrimoine mondial de l’Unesco.

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Accusé d’avoir "trahi la nation thaïlandaise", ciblé par l’opposition - qui a lancé une procédure de destitution contre lui - hué par des manifestants à l’aéroport de Bangkok mercredi, le ministre des Affaires étrangères thaïlandais Noppadon Pattama a fini par jeter l’éponge. Il a annoncé sa démission, qui prendra effet lundi 14 juillet. "Je n’ai rien fait qui puisse porter atteinte à la souveraineté nationale", s’est tout de même défendu Pattama.  

La polémique qui agite le pays depuis plusieurs semaines est née après que le ministre ait soutenu l’inscription du temple hindouiste de Preah Vihear, situé sur la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, au patrimoine mondial de l’Unesco. Le problème ? Ce temple, vieux de neuf cents ans, officiellement attribué au Cambodge en 1962 par une cour internationale, fait l’objet d’un litige frontalier entre les deux pays. Noppadon a ainsi ravivé des tensions nationalistes qui avaient conduit, en 2003, à la mise à sac de l’ambassade thaïlandaise au Cambodge.

Mais au-delà de la polémique provoquée par l’histoire du temple, c’est aussi (l’ancien) membre de la garde rapprochée de l’ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra que fut Noppadon Pattama qui tombe.

Ancien avocat de Thaksin, la démission du ministre des Affaires étrangères thaïlandais fait suite au départ du président du Parlement, reconnu coupable de fraude électorale, et à celui du ministre de la Santé, limogé mercredi… Et beaucoup d’experts prédisent que la liste a toutes les chances de s’allonger.

Renversé par un coup d’Etat militaire en septembre 2006, Thaksin Shinawatra a réussi à remporter par procuration les élections de décembre 2007.

Mais la justice thaïlandaise se montre étonnamment pugnace à l’encontre de ses amis, placés aux plus hautes sphères de l’Etat. Les jours du gouvernement actuel seraient désormais comptés. Mauvaise nouvelle pour Thaksin, qui risque plusieurs années de prison dans une série de procès pour corruption.

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