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TRAITE DE LISBONNE - ANALYSE

Sarkozy veut faire revoter les Irlandais

2 min

Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, a estimé à l'Elysée, devant les députés UMP, que "les Irlandais devront revoter" sur le traité européen, selon plusieurs participants à la rencontre.

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Lundi prochain, objectif Irlande pour Nicolas Sarkozy : un voyage officiel avec pour but de rassurer les Irlandais, qui ont rejeté le traité à plus de 54 % : il faut les convaincre qu’ils ont été entendus dans leurs récriminations vis-à-vis de l’Europe.

 

Et avec, comme but non avoué, de les faire revoter en 2009. Le président français ne l’a jamais dit tout haut (devant les caméras), mais il l’a soufflé aujourd’hui à un collège de députés qu’il avait réunis dans son bureau. Avant d’en venir au cœur du sujet du "plan B", il faudra être à l’écoute et rectifier l’image - utilisée comme repoussoir par le camp du "non" - d’un président français accusé de vouloir monter et financer une "armée européenne" qui mettait en péril la "neutralité" irlandaise.

 

Pour les rassurer, un certain nombre de garanties pourraient leur être données dans une déclaration quant au respect de leur neutralité et de leurs positions sur des sujets comme l'interruption volontaire de grossesse, encore interdite dans l'île.

 

En Irlande, on lisait, il y a un mois, au coin des rues : "Votez non, pour ne pas perdre notre Commissaire à Bruxelles." Ironie du sort, le traité de Nice - qui s’applique si Lisbonne n’est pas ratifié - ne garantissait pas le maintien de ce Commissaire. Bien au contraire, puisqu'il prévoit que la Commission comptera automatiquement en 2009 moins de membres que le nombre de pays dès que l'UE atteint 27 Etats... ce qui est déjà le cas !

 

Selon le traité de Lisbonne, le nombre de commissaires européens doit être égal aux deux tiers du nombre d'Etats membres à partir de 2014, avec une rotation strictement égalitaire…. sauf si les dirigeants européens en décident autrement à l'unanimité ! Voilà qui ouvre une porte (de sortie de crise) aux Irlandais.

 

Pour leur donner des raisons de voter "oui", les 27 pourraient lors d’un prochain sommet (sous présidence française ?) renoncer à diminuer le nombre de commissaires européens et rester sur le principe d'un commissaire par pays. Ce qui permettra à Dublin d'en conserver un. Une équation compliquée, qui suppose qu’aucun autre Etat membre ne manque à l’appel de la ratification !

 

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