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Le Parlement ne parvient pas à élire un président

Aucun candidat à la première élection présidentielle népalaise n'est parvenu à obtenir la majorité. Un nouveau scrutin est prévu lundi. Depuis l'abolition de la monarchie le 28 mai dernier, le pays peine à sortir de l'impasse politique.

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Les parlementaires népalais n'ont pas réussi samedi à élire le premier président du pays et à mettre fin à l'impasse politique dans laquelle la république du Népal se trouve depuis l'abolition de la monarchie, ont annoncé des responsables.

Un nouveau scrutin est prévu pour lundi prochain.

L'élection d'un président ouvrirait la voie aux maoïstes, qui disposent du plus grand nombre de sièges à l'Assemblée mais pas de la majorité absolue, vers la formation d'un gouvernement.

Mais aucun candidat n'a pu réunir samedi lors du vote de l'Assemblée constituante les 298 voix nécessaires pour devenir le premier Président de la nouvelle république du Népal, selon les résultats publiés par l'Assemblée.

Le candidat arrivé en tête, Ram Baran Yadav, a obtenu 283 voix, selon le communiqué publié par l'Assemblée.

Le candidat républicain Ramraja Prasad Singh, soutenu par les maoïstes sans être membre de leur parti, a obtenu 270 voix, selon les chiffres officiels.

Auparavant, la télévision népalaise avait donné des chiffres différents, 294 voix pour Ram Baran Yadav et 282 voix pour Ramjara Prasad Singh.

Un troisième candidat n'a obtenu aucune voix.

"Puisqu'aucun candidat n'a obtenu la majorité simple pour le poste de président, un nouveau scrutin aura lieu lundi matin à 08h00" (02h15 GMT), a déclaré Kul Bahadur Gurung, qui préside l'Assemblée.

Les deux candidats qui ont obtenu des voix sont issus de l'ethnie Mahadhesi, originaire de la région du Terai, dont les représentants demandent une autonomie au sein d'un Etat fédéral. Ces revendications ont entraîné à plusieurs reprises de violents affrontements dans ces plaines frontalières de l'Inde.

Ramjara Prasad Singh, arrêté il y a une vingtaine d'années pour avoir participé à des violences contre le siège du Parlement et le Palais royal lors d'une manifestation contre la monarchie, était considéré comme le favori par les analystes.

Le pays est dans une impasse politique depuis que l'Assemblée, qui doit rédiger une nouvelle constitution a renversé le 28 mai le roi Gyanendra et aboli la monarchie.

Girija Prasad Koirala, considéré comme l'architecte de la "révolution", assure les fonctions de chef d'Etat et de Premier ministre par intérim. Il avait démissionné le 26 juin, mais continue d'exercer ses fonctions en l'absence d'une autorité habilitée à accepter sa démission.

Les trois principaux partis, engagés dans un processus de paix qui a mené à la démobilisation des combattants maoïstes après dix ans de combats, espéraient parvenir à un consensus sur le nom du futur président.

Les discordes politiques ont toutefois obligé les parlementaires à organiser le scrutin de samedi.

Le nouveau président aura un rôle essentiellement honorifique, reprenant certaines des anciennes prérogatives royales.

Depuis sept semaines, la plupart des décisions politiques ont été paralysées par le blocage sur le choix du président. L'année fiscale est ainsi arrivée à son terme le 15 juillet, sans qu'un nouveau budget ait été voté.

Le niveau des salaires, les conditions de travail et le prix des carburants ont entraîné des grèves à répétition.

La désignation d'un président, qui pourrait accepter la démission du Premier ministre intérimaire, ouvrirait la voie à la formation d'un gouvernement probablement dirigé par le maoïste Prachanda, dont le parti est toujours classé comme une organisation terroriste par les Etats-Unis.
 

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