Accéder au contenu principal
IRAN - ETATS-UNIS

Rencontre inédite sur le nucléaire iranien à Genève

2 min

Une première depuis 1979, le numéro 3 de la diplomatie américaine rencontre des négociateurs iraniens au cours d'une réunion orchestrée par l'UE pour relancer un processus de discussion avec Téhéran sur le dossier du nucléaire.

Publicité


Les récentes ouvertures américaines convaincront-elles les Iraniens de reculer sur leurs activités nucléaires sensibles? Leur négociateur Saïd Jalili le dira peut-être ce samedi lors d'une rencontre à Genève avec le diplomate en chef de l'UE Javier Solana.

Les deux hommes se rencontrent ce samedi, chacun accompagné de sa délégation, pour des discussions et un déjeuner auxquels la présence d'un haut diplomate américain, le numéro 3 du département d'Etat William Burns, confère une importance particulière.

Sa participation marque un revirement spectaculaire de Washington. Les Américains, qui ont rompu les relations diplomatiques avec Téhéran en 1980, avaient toujours exigé de ce pays la suspension de ses activités d'enrichissement d'uranium - soupçonnées d'alimenter un programme nucléaire militaire - avant d'accepter de participer à des négociations multilatérales avec Téhéran.

Les Iraniens ont reconnu cette ouverture.

"J'espère que ces progrès (dans le format des négociations, ndlr) se refléteront aussi dans le contenu des discussions", a indiqué le chef de la diplomatie iranienne Manouchehr Mottaki. "Si les négociations continuent ainsi, j'espère qu'il y aura un résultat positif".

Le prédicateur de la prière du vendredi à Téhéran a assuré que son pays "ferait preuve de bonne volonté" à Genève si ses interlocuteurs adoptaient la même attitude.

Mais il a averti que, si les Etats-Unis ou Israël "y exerçaient leur influence" comme dans le passé, "elles seraient stériles".

Les six grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne), qui proposent depuis juin 2006 en vain à Téhéran de négocier sur une vaste offre de coopération politique et économique moyennant la suspension de l'enrichissement d'uranium, se gardent elles de parler de possible percée.

"Il faut qu'il soit très clair pour tout le monde que les Etats-Unis posent une condition à l'ouverture de négociations avec l'Iran, qui reste la même: la suspension vérifiable des activités d'enrichissement et de retraitement", a rappelé vendredi soir la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.

Les six pays espèrent voir Téhéran accepter, dans une phase préparatoire à ces négociations, de suspendre ses activités d'enrichissement à leur niveau actuel tandis qu'eux s'interdiraient d'aller au-delà des trois résolutions de sanctions déjà adoptées contre l'Iran à l'ONU.
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.