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Coup de filet anti-ETA au Pays basque espagnol

Neuf personnes ont été arrêtées lors d'une opération anti-ETA menée par la garde civile espagnole. Un coup de filet qui marque le démantèlement du commando "Biscaye", l'un des plus actifs de l'organisation séparatiste basque.

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Deux jours après l’explosion de quatre bombes de faible puissance dans plusieurs stations balnéaires au nord de l’Espagne, l’organisation séparatiste armée basque ETA subit un nouveau revers avec le démantèlement, mardi à l’aube, du commando, le "Biscaye", l’un des plus actifs de l’organisation.

 

 

Ce coup de filet, lancé par la garde civile espagnole dans le nord du Pays basque, a notamment permis l’arrestation d’Arkaitz Goikoetxea, chef présumé du commando recherché depuis 2003 par les services de police, ainsi que de huit autres personnes inconnues des services de sécurité, dont deux femmes qui accompagnaient Goikoetxea, selon le quotidien espagnol El Mundo.

 

 

L’opération menée par le juge Baltasar Garzón a pu aboutir à la suite d'un coup de fil passé par Goikoetxea, vendredi dernier, à la DYA, une structure d’aide aux accidentés de la route, pour signaler la présence d’une voiture piégée devant le quartier général de la garde civile, à Calahorra, dans le nord de l’Espagne. Les policiers reconnaissent l’accent nasal de Goikoetxea et finissent par arrêter à 03H00 locales (01H00 GMT) celui qu’on présume responsable de la plupart des attentats attribués à l’ETA depuis août 2007.

 

Trahis par leurs empreintes digitales

 

 

Une autre piste a également été exploitée. Il s’agit d’un véhicule abandonné, selon le journal El País, après l’attentat contre une caserne de la garde civile à Legutiano au Pays basque le 14 mai dernier. Dans ce véhicule doté d’un système de mise à feu qui semble-t-il n’a pas fonctionné, les policiers ont trouvé divers objets parmi lesquels des cagoules utilisées par les auteurs de l’attentat. Ils ont pu également relever des empreintes digitales et des traces d’ADN, des preuves scientifiques qui ont permis de confondre plusieurs personnes arrêtées. Depuis 15 jours, les enquêteurs avaient, en effet, procédé à la filature de tous les suspects, selon El Mundo, mais ce sont les attentats de ce week-end et la reconnaissance de la voix de Goikoetxea qui ont anticipé l’arrestation.

 

 

Après cette opération, des sources policières espagnoles estiment que le commando "Biscaye" a définitivement été démantelé, même si de nouvelles arrestations ne sont pas à écarter.

 

 

Inscrite sur la liste des organisations terroristes par l'Union européenne (UE), l'ETA est tenue pour responsable de la mort de 823 personnes en 40 ans de violence pour l'indépendance du Pays basque.


 

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