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GAZA - VIOLENCES

Regain de tensions entre Hamas et Fatah à Gaza

2 min

Un attentat, qui a coûté la vie à cinq membres du Hamas et à une fillette à Gaza, puis l'arrestation de plus d'une centaine de sympathisants du Fatah ont de nouveau avivé les tensions entre les deux principaux mouvements palestiniens.

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Les forces de sécurité du Hamas ont arrêté samedi 162 membres du Fatah et effectué une série de descentes dans des locaux du mouvement ainsi qu'au siège de l'agence de presse Wafa à Gaza, au lendemain d'un attentat qui a coûté la vie à cinq membres de Kassam, l'aile militaire du mouvement islamiste.

Au siège de Wafa, qui dépend de l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, les hommes du Hamas ont confisqué des ordinateurs et des dossiers, déclare-t-on de source proche du Fatah.

Dans la journée, 162 membres du Fatah, dont deux de ses dirigeant locaux, Ahmed Nasser et l'ancien général Abou Al'Abed Khattad, ont été arrêtés par la Force exécutive du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis qu'elle y a défait les éléments armés fidèles à Abbas en juin 2007.

La veille, une l'explosion d'une bombe avait coûté la vie à cinq membres de Kassam ainsi qu'à une fillette, une action
imputée par le mouvement islamiste aux "membres du parti fugitif", appellation péjorative qu'il utilise pour parler du Fatah.

Des milliers de sympathisants du Hamas ont assisté aux funérailles des six victimes de l'attentat de vendredi en scandant "Vengeance, vengeance!"

Khalil al Hayya, un des leaders du Hamas, dont un neveu a été tué et le fils aîné blessé, a déclaré que les auteurs de
l'attentat devaient "être pendus sur la place publique et leurs corps criblés de balles".

Le Fatah d'Abbas nie tout implication et évoque des dissensions au sein même du mouvement islamiste, mais le chef du
Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a estimé que cette action prouvait qu'il n'était pas interessé par une reprise du dialogue
inter-palestinien.

Un groupe se baptisant "Brigades al Aouda" et assurant suivre la ligne du Fatah a revendiqué l'attaque. L'authenticité
de cette revendication n'a pu être vérifiée.

"Le temps viendra pour tous ceux qui ont partagé l'exécution et la liquidation des nôtres", affirme-t-il dans un communiqué.
"Notre vengeance atteindra tous les membres des milices noires de la Force exécutive et les dirigeants de Kassam.

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