Accéder au contenu principal
TURQUIE

17 personnes tuées suite à deux explosions à Istanbul

3 min

Une double explosion a frappé un quartier commerçant d'Istanbul faisant au moins 17 morts. Le gouverneur d'Istanbul parle d'"attaque terroriste". Selon une chaîne de télévision, la police privilégie la piste des rebelles kurdes du PKK.

Publicité

ISTANBUL, 28 juillet (Reuters) - Deux bombes ont explosé
dimanche soir à Istanbul, faisant 17 morts selon un dernier
bilan, et exacerbant les tensions quelques heures avant le début
des délibérations de la Cour Constitutionnelle turque sur le
sort de l'AKP.


Selon l'agence anatolienne de presse qui cite des
responsables, le bilan du double attentat qui a frappé un
quartier animé de la plus grande ville de Turquie s'est alourdi
lundi à 17 morts, après qu'une personne eut succombé dans la
nuit à ses blessures.


Plus de 150 personnes ont également été blessées, selon les
autorités. Au lendemain des attentats, 50 sont toujours
hospitalisées, dont six dans un état grave.


Le Premier ministre Tayyip Erdogan a annulé sa réunion
hebdomadaire avec les membres du gouvernement pour se rendre sur
le lieux des attentats, a déclaré à Reuters un responsable du
gouvernement.


"Nous combattons le terrorisme depuis 30 ou 35 ans. Ce
combat ne s'achèvera que lorsque nous l'aurons remporté", a
déclaré le chef du gouvernement aux habitants du quartier.


"Aujourd'hui est un jour d'unité", a-t-il ajouté.


Ces attaques sont survenues dans un contexte politique
tendu, à la veille d'une audience potentiellement décisive pour
l'avenir politique de l'AKP, le parti islamiste modéré au
pouvoir.


La Cour constitutionnelle a commencé à délibérer sur une
demande de dissolution de la formation du président Abdullah Gül
et d'Erdogan pour atteinte au principe de laïcité de l'Etat
fondé par Kemal Atatürk.


"Notre problème n'est pas que l'AKP soit dissous ou non.
Notre problème, en cet instant, est de préserver l'unité de
notre pays pour l'emmener dans une nouvelle direction", a ajouté
Erdogan à Istanbul.





PAS DE REVENDICATION


"Les attentats qui ont eu lieu dans une rue bondée à une
heure d'affluence et sans distinction entre hommes et femmes,
jeunes, vieux et enfants, ont montré encore une fois le visage
sanglant, la cruauté et le désespoir du terrorisme", déclare de
son côté le chef d'état-major de l'armée turque, le général
Yasar Buyukanit, dans un communiqué.


"J'ai l'espoir que les auteurs de cet attentat inhumain
seront arrêtés et présentés devant la justice", ajoute-t-il.


La zone piétonne où ont eu lieu les explosions était
toujours bouclée et la police ne laissait passer que les
commerçants du quartier.
 "Nous connaissons les assassins", affirmait lundi le
quotidien Sabah qui a publié en "une" une photo montrant les
corps de victimes jonchant la rue piétonne.


L'attentat, le plus sanglant dans la ville depuis une vague
d'explosions en novembre 2003, n'a pas été revendiqué.


Selon la presse, trois personnes ont été interpellées par la
police qui suit la piste des rebelles du Parti des travailleurs
du Kurdistan (PKK). Selon les journaux, la guérilla kurde a
utilisé par le passé le même explosif que celui employé pour les
attentats de dimanche.


Le PKK a toutefois condamné le double attentat, rapporte
l'agence de presse Firat, proche des séparatistes, sur son site
internet.


Les habitants sont sortis dans les rues après une première
explosion avant d'être fauchés par un deuxième engin explosif,
dissimulé dans une poubelle à une cinquantaine de mètres, dans
une rue piétonne où les Stambouliotes ont l'habitude de se
réunir en famille pour dîner, boire le thé ou déambuler.


Des équipes de la police scientifique passent au crible le
lieu des attentats et la police examine les enregistrements des
caméras de surveillance situées dans le secteur.


Le gouverneur d'Instanbul, Muammer Guler, s'est dit certain
de la nature "terroriste" de ces attentats, qu'il a qualifiés de
"haineux", mais il a exclu qu'ils aient été le fait de
kamikazes.


Des mouvements islamistes, des séparatistes kurdes et des
activistes d'extrême gauche ont commis des attentats à
l'explosif à Istanbul par le passé.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.