FOOTBALL - BILAN

Bénéfice record de 250 millions d'euros pour l'Euro 2008

L'UEFA a annoncé que l'Euro 2008 a dégagé un bénéfice net de 250 millions d'euros pour 1,3 milliard de chiffre d'affaires, contre 223 millions en 2004 au Portugal. Il s'agit d'un record absolu depuis la création de la compétition.

Publicité

L'Euro-2008 de football, qui a eu lieu du 7 au 29 juin en Autriche et en Suisse, a généré un bénéfice net record de 250 millions d'euros pour 1,3 milliard de chiffre d'affaires, a annoncé l'Union européenne de football (UEFA) mardi à Zurich, en Suisse, et Vienne, en Autriche.

Au cours de deux conférences de presse consécutives, le président de l'Euro-2008 SA, filiale à 100% de l'UEFA, le Suisse Martin Kallen, tirant le bilan du tournoi un mois jour pour pour après le sacre de l'Espagne comme championne d'Europe, a souligné: "Nous voulions mettre en oeuvre le meilleur EURO de l'histoire: l'objectif a été atteint".

Ce bénéfice net sera intégralement réinvesti jusqu'en 2012 pour les compétitions juniors et féminines, pour des programmes de formation d'entraîneurs et d'arbitres, ainsi que pour couvrir des frais de gestion de l'UEFA, a-t-il précisé.

Surtout, aux 250 millions d'euros de bénéfice net -- 223 millions en 2004 au Portugal -- il faut ajouter 450 autres millions provenant des recettes qui seront versés directement aux 53 fédérations nationales membres de l'UEFA et consacrés au programme de formation Hat Trick et à des investissements en matière d'infrastructures.

Montée en flèche des recettes

Et, depuis 1992, les recettes de l'Euro ont monté ainsi en flèche: 41 millions d'euros en 1992, 147 millions en 1996, 230 millions en 2000 et 852 millions pour l'Euro portugais en 2004.

Ce chiffre d'affaires provient de quatre sources principales: les droits médias (60%), les droits commerciaux (21%), les programmes d'hospitalité (12%) et la billetterie (7%).

Le poids lourd des postes de dépenses a été l'organisation du tournoi (600 millions d'euros).

Le recours massif aux transports publics -- un billet de match valait titre de transport pour le train, le métro, le bus ou le tramway -- a eu également "des effets très positifs", a souligné Martin Kallen, précisant que 4,4 millions de voyageurs de plus (2,4 millions en Autriche, 2 en Suisse) avaient ainsi utilisé les transports en commun pendant le tournoi grâce notamment aux environ 8.700 trains supplémentaires (3.977 en Autriche, 4.700 en Suisse) mis en service.

L'engouement pour l'Euro-2008 a bien entendu aussi été illustré par les audiences devant les postes de télévision: diffusés dans 231 pays ou territoires, chaque match de l'Euro a été suivi en moyenne par 155 millions de téléspectateurs, avec un record historique pour l'Espagne (14,5 millions de téléspectateurs pour la finale Espagne-Allemagne).

Une ombre au tableau: le marché noir

Côté tourisme, bilan lui aussi positif, selon les organisateurs: les supporteurs ont passé en moyenne 3,6 jours en Autriche et 3,4 en Suisse et y ont dépensé respectivement 1.326 et 983 euros.

Enfin, le site internet de l'Euro-2008 a connu un succès sans précédent avec plus de 62 millions de visiteurs provenant de plus de 200 pays et, en tout, 1,3 milliard de pages consultées, soit le double de l'Euro-2004.

Seule ombre à ce tableau, le marché noir, comme l'a reconnu Martin Kallen, qui a souligné que "l'UEFA allait étudier comment encore mieux lutter" contre cette fraude. Plus de 1.700.000 demandes suspectes de billets ont été récusées avant le tournoi et 1.300 billets confisqués ou annulés pendant la compétition, a-t-il précisé.

Les organisateurs autrichiens et suisses ont ainsi placé la barre très haut dans la perspective de l'Euro-2012 qui doit avoir lieu en Pologne et en Ukraine, à condition que ces deux pays satisfassent aux conditions posées par l'UEFA.

Après une visite début juillet à Varsovie et Kiev du président de l'UEFA, l'ancien champion d'Europe français Michel Platini, le verdict tombera tombera fin septembre lors d'une réunion du Comité exécutif de l'UEFA à Bordeaux, en France.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine