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ISRAEL

Le successeur d'Olmert poursuivra les négociations

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L'évolution des négociations de paix dépendra désormais du travail du successeur d'Ehoud Olmert. Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères, paraît plus aguerrie que son rival Shaul Mofaz, ministre des Transports, dans cet exercice.

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Retrouvez également la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni dans un Entretien de France 24.


L'annonce de la prochaine démission du Premier ministre israélien Ehoud Olmert risque de plonger les négociations de paix au Proche-Orient dans la tourmente, tout en suscitant de vives spéculations autour de sa succession.

  
"J’ai commis des erreurs et je le regrette", s’est excusé Ehoud Olmert, affaibli par une affaire de corruption. "Après l'élection de mon successeur [au sein du parti Kadima], je démissionnerai pour permettre la formation d'un nouveau gouvernement rapidement", a expliqué M. Olmert, soulignant qu'il ne briguerait pas la tête du parti centriste lors des primaires de septembre.

 

Les appels à la démission de M. Olmert se sont multipliés depuis mai 2008, lorsqu’il a été accusé par la justice israélienne d'avoir reçu illégalement des fonds en liquide d'un riche homme d'affaires américain, Morris Talansky.

 

La décision de démissionner d'Ehoud Olmert risque de nuire aux négociations de paix entre Israël, la Syrie et l’Autorité palestinienne, malgré les assurances répétées de la Maison Blanche et des Palestiniens qu’ils continueraient à œuvrer pour un accord de paix. "C’est une affaire interne. Nous restons fidèle à notre engagement de Annapolis", a affirmé la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice.

 

Le négociateur palestinien Saeb Erekat prônait une prise de position similaire: "Il s’agit d’une affaire interne israélienne", a-t-il affirmé. "En tant que Palestiniens, nous voulons la paix avec les Israéliens - pas avec tel parti ou telle personne."

 

Néanmoins, l’ambassadeur syrien aux Nations unies semé le doute sur les négociations indirectes de paix avec Israël en affirmant que la démission du Premier ministre israélien pourrait affecter les pourparlers avec son voisin.

 

Les élections primaires du parti Kadima sont prévues pour le 17 septembre, selon les médias israéliens. Mais la course à sa succession est déjà ouverte.

 

Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères, part favorite selon les sondages, mais Shaul Mofaz, ministre des Transports, et Avi Dichter, ministre de la Sécurité intérieure sont aussi attendus dans la course.

 

"Mme Livni est très populaire en Israël parce qu’elle est perçue comme étant une candidate intègre qui n’est pas impliquée dans des scandales de corruption", explique Annette Young, correspondante de FRANCE 24 à Jérusalem, ajoutant cependant que certains observateurs doutent de sa capacité à survivre aux aléas de la politique israélienne.

 

Si M. Mofaz est perçue comme étant plus expérimenté que Mme Livni, Israël mène aujourd’hui des négociations délicates avec la Syrie et les Palestiniens. Or, M. Mofaz n’est pas "connu pour sa diplomatie en négociations", estime Joseph Maïla, directeur du Centre de recherche pour la paix, à Paris.

 

Le chef de l'opposition israélienne de droite Benjamin Netanyahu a exclu, dans l'immédiat, toute alliance avec le successeur de M. Olmert à la direction du parti Kadima.

 

"Tout le monde est responsable, dans ce gouvernement, d'une série d'échecs. Il faut laisser le peuple décider avec de nouvelles élections. C'est un gouvernement de personnes qui s'accrochent à leurs fauteuil", a ajouté l'ancien Premier ministre (1996-1999).

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