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TERRORISME - ANTHRAX

Un scientifique américain suspecté se suicide

2 min

En 2001, alors que des courriers empoisonnés semaient la panique aux Etats-Unis, Bruce Ivins avait pris part à l'enquête du FBI. Mais on le suspectait d'avoir expédié des enveloppes d'anthrax pour tester un nouveau vaccin.

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Un scientifique du gouvernement américain qui avait pris part à l'enquête sur les attaques mortelles au courrier empoisonné à l'anthrax aux Etats-Unis en 2001, s'est suicidé alors qu'il allait être poursuivi dans ce dossier, a rapporté vendredi le Los Angeles Times.

Bruce Ivins, 62 ans, n'a pas été publiquement cité comme suspect dans cette affaire. Mais selon le Los Angeles Times, qui évoque des sources proches du FBI, il avait été informé que des "poursuites" devaient être lancées à son encontre de manière "imminente".

Contacté par l'AFP, le FBI n'a pas souhaité "à ce stade" faire de "commentaire officiel", a indiqué Debbie Weierman, porte-parole du bureau de la police fédérale à Washington.

Les attaques au courrier empoisonné avec la bactérie du charbon, dont le ou les auteurs sont toujours officiellement recherchés, avaient fait cinq morts dans l'est des Etats-Unis à l'automne 2001, peu après les attentats du 11-Septembre.

Bruce Ivins travaillait depuis 18 ans dans un laboratoire de recherche à Fort Detrick, dans le Maryland (est). Il utilisait la bactérie du charbon à des fins d'expériences sur des vaccins, rapporte le Los Angeles Times.

Il avait aidé les enquêteurs du FBI dans le cadre de l'analyse d'une des enveloppes contenant de l'anthrax envoyée au bureau d'un sénateur à Washington.

L'un de ses amis a raconté au journal qu'il a succombé à une overdose de médicaments. Selon l'une des personnes avec qui il travaillait, Bruce Ivins souffrait de dépression.

L'un de ses deux frères, Thomas Ivins, a confié au Los Angeles Times que son décès n'était pas une surprise. "Il était sous pression, il avait déjà été interrogé par le FBI", a-t-il dit au journal.

Bruce Ivins avait été récemment écarté de certaines zones sensibles sur son lieu de travail, toujours selon le Los Angeles Times, qui ajoute que le scientifique aurait dû être contraint de prendre sa retraite au mois de septembre prochain.

Sa mort a été annoncée par courrier électronique à ses collègues, sans mention d'un éventuel suicide, explique le quotidien de la côte ouest des Etats-Unis.

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