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Un bunker des dirigeants de l'ex-RDA s'ouvre au public

L'abri anti-atomique d'Erich Honecker, un des derniers dirigeants communistes de l'Allemagne de l'Est avant la chute du Mur de Berlin, s'ouvre aux touristes. Il était considéré comme le plus moderne des bunkers des pays communistes.

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Un bunker anti-atomique ultra-secret, construit par l'ancien dirigeant communiste est-allemand Erich Honecker pour lui et les siens contre une éventuelle attaque nucléaire, a ouvert samedi au public jusqu'en octobre prochain.

Au milieu d'un bois de pins près de Prenden, à 40 km au nord de la capitale allemande, ce bunker --nom de code "Perle", projet numéro 17/5001-- de 50 mètres de large, 60 mètres de long et 24 mètres de hauteur, était censé abriter le centre de commandement du Conseil national de défense de la RDA, en cas de guerre contre l'Occident.

Air saturé d'humidité, grosses gouttes de condensation tombant des plafonds de béton, éclairage parcimonieux: des groupes de touristes pourront effectuer un circuit, avec explications en allemand ou en anglais, dans le dédale de 170 pièces, construit sur trois niveaux enterrés. Fin octobre, il refermera ses portes sur ses mystères, pour raisons de sécurité.

Le bunker achevé entre 1978 et 1983, au moment où les Etats-Unis installaient une nouvelle génération de fusées face au Rideau de Fer, était capable d'accueillir quelque 400 dignitaires communistes pour une durée de deux semaines en cas d'attaque nucléaire.

Les touristes ne seront pas les premiers visiteurs. Peu après la chute du Mur en novembre 1989, des voleurs ont dévalisé cette forteresse enfouie, dérobant des kilomètres de câbles électriques et de tuyaux.

Lorsqu'il a été conçu, ce bunker était considéré comme le plus moderne et le mieux construit des complexes de ce type dans les pays du Pacte de Varsovie, en dehors de l'Union soviétique.

"Si l'alarme avait sonné, le bunker aurait été immédiatement et hermétiquement fermé et totalement autosuffisant", a expliqué Hannes Hensel, un des organisateurs des visites de l'association Berlin BunkerNetwork (BBN).

Durant les premières 36 heures après une attaque, l'air aurait été totalement recyclé.

85.000 tonnes de béton armé ont été utilisés pour cet ouvrage, et plusieurs intallations clé ont été placées sur des plateformes métalliques mouvantes telles des ponts de bateau, capables d'amortir le choc d'explosions nucléaires proches.

L'entrée dans le bâtiment se serait effectué à travers des sas de décontamination. Des signaux lumineux bleus auraient indiqué la route aux hommes politiques non contaminés. Des signaux lumineux rouges étaient prévus pour orienter les autres vers des laboratoires et des douches chimiques.

"On aurait dû se laver complètement pendant quinze minutes avec des jets de douche déversant une solution chimique afin de se débarrasser des particules radioactives ou de toutes traces d'armes biologiques ou chimiques", a expliqué M. Hensel. Décontaminées, ces personnes se seraient vues remettre de nouveaux habits et auraient été autorisées à entrer au coeur du bunker.

"Honecker lui-même aurait été contraint de se doucher", a-t-il expliqué. Le numéro un est-allemand ne s'est cependant jamais attardé sur ces lieux. Tout au plus vingt minutes quand il les a visités après la fin des travaux en décembre 1983.

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