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CPI - SOUDAN - DARFOUR

Béchir réaffirme son refus de coopérer avec la CPI

2 min

Inculpé de génocide au Darfour par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), le chef de l'Etat soudanais Omar el-Béchir a réaffirmé son refus de coopérer avec la juridiction internationale.

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 Le président soudanais Omar Hassan al Bachir a affirmé dimanche que le Soudan ne coopèrerait jamais avec la Cour pénale internationale dont le procureur l'a inculpé de génocide au Darfour.

S'exprimant devant des dirigeants syndicaux arabes, africains et asiatiques réunis à Khartoum, Bachir a soutenu que
la CPI agissait dans un souci néo-colonialiste de protection des intérêts des pays développés.

"Notre position est ferme (...) il n'y aura aucune coopération avec la prétendue Cour pénale internationale", a assuré Bachir sous les applaudissements.

Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a demandé au tribunal de délivrer son premier mandat d'arrêt concernant un chef d'Etat en exercice.

Il affirme que l'appareil d'Etat soudanais est directement responsable de la mort d'au moins 35.000 personnes tuées dans la région soudanaise du Darfour et de la mort d'au moins 100.000 autres qui ont succombé à la faim et aux maladies.

L'an dernier, la CPI avait lancé deux mandats d'arrêt à l'encontre d'un secrétaire d'Etat et d'un chef de milice accusés de crime de guerre. Khartoum a refusé de les livrer et ils n'ont pas été jugés par des tribunaux soudanais.

Les puissances régionales ont critiqué l'inculpation de Bachir en disant qu'elle menacerait le fragile processus de paix
lancé au Soudan, en proie à des troubles civils depuis 1955.

Le Mouvement des Non-Alignés, l'Union africaine et la Ligue arabe ont tous exprimé leur soutien à Bachir, mais le président ougandais Yoweri Museveni a estimé samedi que l'UA devrait prendre des mesures pour régler le problème au Darfour plutôt que de critiquer l'inculpation.

"La position adéquate de la part de l'UA devrait dès lors être d'enquêter nous-mêmes", a-t-il dit lors d'une conférence de
presse.

Des responsables de l'UA se sont dans le passé inquiétés de ce que les quatre premiers cas sur lesquels la CPI s'est penchée portent tous sur des conflits en Afrique.

Bachir a souligné que les Etats-Unis commettent chaque jour des crimes en Irak et en Afghanistan et qu'ils devraient rendre des comptes pour les bombes atomiques larguées sur le Japon en 1945.

"Ces superpuissances coloniales livrent une campagne ciblée contre notre pays", a-t-il dit. 

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