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ALPINISME - ACCIDENT

La recherche des alpinistes se poursuit dans l'Himalaya

3 min

Les recherches se poursuivent après l'accident dont ont été victimes au moins onze alpinistes près du sommet du K2, dans l'Himalaya, au Pakistan. Un Français figure parmi les victimes. Seul un Néerlandais a été secouru pour le moment.

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Les secouristes sont parvenus lundi à sauver un alpiniste et tentaient d'en atteindre un autre, deux jours après l'un des plus graves accidents de montagne dans l'Himalaya depuis quinze ans qui a coûté la vie à onze grimpeurs.

Trois Coréens, deux Népalais, deux Pakistanais, un Serbe, un Irlandais, un Norvégien et un Français ont péri dans l'accident survenu vendredi près du sommet du K2, dans l'extrême nord-est du Pakistan, selon des responsables.

"Au moins 11 alpinistes sont morts. Il s'agit de l'un des pires accidents dans l'histoire de l'ascension du K2", a affirmé lundi à l'AFP un guide de montagne pakistanais depuis le camp de base du K2.

Le K2 (8.611m) est le deuxième plus haut sommet du monde après l'Everest (8.848m) mais il est de loin le plus ardu et le plus meurtrier.

Les sauveteurs pakistanais sont parvenus lundi à récupérer, grâce à un hélicoptère, un alpiniste néerlandais tandis qu'un Italien a pu être localisé.

L'hélicoptère n'a cependant pas pu se poser et a dû regagner sa base.

"Nos quatre porteurs sont partis il y a quelque temps et ils devraient ramener l'Italien ce soir" au camp de base, a précisé M. Alam de la société Adventure Tours Pakistan, organisatrice d'une des expéditions.

Trois alpinistes ont pu regagner le camp de base après l'accident mais souffrent de graves engelures. "Il semble qu'au moins l'un d'entre eux doive être amputé de la main et de la jambe", a-t-il dit.

Selon plusieurs tour-opérateurs, les alpinistes appartenant à différentes expéditions, ont été victimes d'une chute de sérac (amas chaotique de glaces, NDR) vendredi alors qu'ils redescendaient du sommet. L'accident a eu lieu à un endroit surnommé le "Bottleneck", un goulet extrêmement technique que les grimpeurs doivent franchir à l'aide de cordes.

Pour Nazir Sabir, un alpiniste pakistanais de renom qui avait gravi le K2 en 1981, cet accident est le pire depuis 1986, lorsque 12 alpinistes avaient péri sur les flancs du K2.

Selon Fredrik Straeng, un alpiniste suédois qui a participé aux opérations de secours, les conditions météorologiques s'étaient éclaircies après une longue période de mauvais temps. "L'accident aurait pu être évité. Ces montagnes attirent des gens trop inexpérimentés et naïfs", a-t-il dit, cité par l'agence de presse suédoise TT.

Le bilan s'établit également selon lui à onze morts.

Le K2 connu localement sous le nom de Chogori ("Roi des Montagnes") est un des sommets les plus dangereux au monde. Situé à la frontière sino-pakistanaise sur les hauteurs de la chaîne du Karakorum, a été vaincu pour la première fois le 31 juillet 1954 par les alpinistes italiens Achille Compagnoni et Lino Lacedelli.

Pyramide presque parfaite, le K2 a été gravi 284 fois avec succès entre 1954 et 2007 mais 66 personnes ont payé l'ascension de leur vie. En comparaison sur la même période, l'Everest a été pris d'assaut 3.681 fois et déplore 210 décès.

"Vous pouvez être le meilleur alpiniste au monde mais pour le K2, le facteur chance joue à plein. Vous devez être prêt psychologiquement à ne jamais revenir", avait déclaré à l'AFP l'alpiniste grenoblois Pierre Beghin qui avait gravi le K2 en 1991.

Premier Français à "faire un plus de 8.000 m" en solitaire et grand spécialiste de la modélisation des avalanches, Pierre Beghin avait disparu l'année suivante dans l'Annapurna.
 

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