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Relais de la flamme olympique à Pékin

Après un parcours du globe en 130 jours, la flamme olympique entame son dernier relais, à Pékin. Quatre manifestants pro-tibétains ont été interpellés en marge des festivités.

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Des manifestants pro-tibétains étrangers sont parvenus à déployer deux grandes banderoles aux abords du stade olympique, malgré l’imposant dispositif de sécurité qui entoure le site et le dernier relais de la flamme olympique. Ils ont été arrêtés par la police chinoise. "Cette information a fait ici beaucoup de bruit", rapporte Xavier Chemisseur, envoyé spécial de FRANCE 24 à Pékin.

Les quatre manifestants - deux hommes américains et un homme et une femme britanniques – appartiennent à l’organisation Etudiants pour un Tibet libre. Entrés en Chine avec un visa touristique, ils se sont retrouvés peu avant six heures du matin près du "Nid d’oiseau", le stade où doit avoir lieu la cérémonie d’ouverture des Jeux.

Afin d’accrocher les banderoles le plus haut possible, deux des hommes ont escaladé un grand poteau métallique servant d’éclairage pour le stade. Sur l’une d’elle était écrit en anglais : "Un monde, un rêve : Tibet libre", en référence au slogan olympique. La seconde affichait "Le Tibet sera libre" en anglais et, en chinois, "Libérez le Tibet".

Mis à part cet incident, la flamme olympique a achevé sans ambages son périple mondial par un dernier tour dans le centre et la banlieue de Pékin. "Cette manifestation gâche sûrement la journée mais l’ambiance à Pékin est aujourd’hui une ambiance de célébration, de reconnaissance et d’accueil des Olympiades", déclare Mark Owen, également envoyé spécial de FRANCE 24.

A l’inverse des incidents qui ont émaillé en mars l’allumage de la flamme olympique à Olympie, les télévisions chinoises ont cette fois-ci relayé l’image de l’arrestation des militants. "Le fait que des activistes, selon les termes officiels, puissent venir troubler la quiétude de ce relais n’est guère goûté ici par les autorités ni les chaînes de télévision qui pointent ces activistes du doigt", commente Xavier Chemisseur.

Un accès contrôlé à la place Tiananmen

Plusieurs milliers de Pékinois, brandissant des drapeaux olympiques et chinois et scandant "Allez les Jeux ! Allez la Chine !", ont assisté, à l'entrée de la Cité interdite, au départ du dernier relais de la flamme, portée par des vedettes nationales comme le premier astronaute chinois Yang Liwei et le basketteur Yao Ming.  

"La belle image que tout le monde a vu c’est celle de la star de basket-ball qui est apparue en sortant des portes de Tiananmen à côté d’un portrait de Mao, ce qui symbolise peut-être le changement que la Chine veut voir dans les années venir", poursuit Mark Owen.

Seuls les groupes dûment autorisés pouvaient entrer place Tienanmen. Liu Shanhua, un vendeur de 32 ans, s’est levé aux aurores pour pouvoir assister au spectacle mais dit sa déception d’avoir dû rester loin des réjouissances. "Le déplacement vaut quand même le coup, dit-il, même si j’aurais vraiment aimé voir le spectacle par moi-même. Cela aurait été vraiment excitant."

En attendant Liu Xiang
 
Les médias n’ont quant à eux pas eu le droit d’assister à la répétition de la cérémonie d’ouverture, si bien que les spéculations vont bon train notamment sur l’athlète à qui reviendra l’honneur d’être le dernier relayeur de la flamme qui ouvrira les Jeux. "Je suis prêt à parier que cela va être Liu Xiang, l’ancien recordman du monde de 110 mètres haies, qui est une grande star en Chine, dit Mark Owen. Mais il s’agit seulement de spéculations de ma part."

A J-2 des JO, des milliers de soldats et policiers sont déployés à Pékin pour mettre en garde, notamment, contre une menace terroriste. Certaines voix critiques affirment que ces mesures visent aussi à empêcher toute manifestation contre le régime chinois qui pourrait se tenir en marge des Jeux. "On peut s’attendre à d’autres manifestations d’opposants", estime Xavier Chemisseur, qui attire l’attention sur le fait que des militants des droits de l’Homme sont sans doute entrés en Chine malgré la politique très restrictive des autorités chinois en matière de visas.

L’Américain Joey Cheek, médaillé d'or de patinage de vitesse en 2006 et militant de la cause du Darfour au Soudan, s’est vu révoquer son visa. Il devait se rendre à Pékin, où il ne concourt pas, pour soutenir plus de 70 athlètes en compétition qui se sont engagés à attirer l'attention, pendant les Jeux sur les violences au Darfour et sur le rôle que pourrait jouer la Chine et la communauté internationale pour y mettre fin.

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