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Inculpation du chef de l'opposition malaisienne

Anwar Ibrahim a été informé de son inculpation imminente pour "sodomie". Le chef de l'opposition y voit une machination du pouvoir en place. Il avait effectué son retour sur la scène politique lors des élections législatives du 8 mars 2008.

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Le chef de l'opposition malaisienne Anwar Ibrahim a annoncé mercredi avoir été informé de son inculpation imminente pour "sodomie", une accusation qu'il réfute y voyant une machination du pouvoir pour contrer son retour en politique depuis son succès aux législatives de mars.

"Ils m'inculpent demain (jeudi) pour sodomie", terme désignant toute pratique homosexuelle passible en Malaisie de 20 ans de prison, a-t-il déclaré à l'AFP.

Cette décision de justice, confirmée par le chef adjoint de la police  Ismail Omar, intervient à quelques semaines d'une élection partielle organisée le 26 août qui pourrait signer le retour du chef de l'opposition au Parlement.

M. Anwar convoite le siège de député laissé vacant par son épouse.

Mais en cas de condamnation, l'élection de M. Anwar serait invalidée, a précisé un responsable de la Commission électorale, Kamaruzaman Mohamad Noor.

La justice de Malaisie, pays à majorité musulmane, réprime la "déviance sexuelle et les pratiques répréhensibles" par de lourdes peines d'emprisonnement.

Le chef de l'opposition a réfuté les accusations de harcèlement lancées par un de ses assistants âgé de 23 ans, Mohamad Saiful Bukhari Azlan qui a déposé une plainte à son encontre.

Cette affaire politico-judiciaire a pris des allures de feuilleton depuis que Anwar Ibrahim s'est réfugié fin juin pendant toute une journée à l'ambassade de Turquie à Kuala Lumpur, affirmant redouter une tentative d'assassinat pouvant être commanditée par le gouvernement.

Il a été ensuite brièvement arrêté le 16 juillet dans le cadre de l'enquête avant d'être libéré sous caution.

Cet type d'accusations n'est pas nouveau pour Anwar Ibrahim. En 1998, M. Anwar, alors vice-Premier ministre, avait été démis de ses fonctions et condamné à une peine de prison à la suite d'accusations de "sodomie" et "corruption" qui avaient déjà, selon lui, des motivations politiques.

Après avoir passé six ans en prison, il avait été libéré en 2004 lorsque sa condamnation pour "sodomie" avait été annulée.

M. Anwar a effectué un spectaculaire retour sur la scène politique lors des élections législatives du 8 mars dernier au cours desquelles sa formation, le Keadilan, s'est imposée comme le premier parti d'opposition au Parlement.
  

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