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BIRMANIE - ANNIVERSAIRE

L'opposition birmane célèbre le soulèvement du 8 août 1988

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20 ans après un soulèvement d'ampleur contre la junte militaire, les démocrates birmans célèbrent la date symbolique du 8-8-88. Le pouvoir a toutefois interdit manifestations et cérémonies.

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Le parti de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi a qualifié vendredi de "tournant historique important" le soulèvement populaire du 8 août 1988, tandis que d'autres dissidents pleuraient en silence les 3.000 victimes de la répression du mouvement il y a tout juste vingt ans.

"Cet anniversaire marque un tournant historique important dans la vie politique de la Birmanie", gouvernée par des juntes militaires successives depuis 1962, a déclaré à l'AFP Nyan Win, porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Suu Kyi, lauréate du Prix Nobel de la Paix toujours assignée à résidence.

La date symbolique du 8-8-88 avait marqué le début d'un soulèvement populaire, animé par des étudiants et qui avait attiré dans les rues des centaines de milliers de personnes à Rangoun et dans d'autres villes et villages de Birmanie.

Le dictateur Ne Win venait de se retirer, le pouvoir avait vacillé et six semaines s'étaient écoulées avant qu'un groupe de généraux ne reprenne en main la situation, au prix d'une violente répression qui a fait quelque 3.000 morts.

Aung San Suu Kyi, qui revenait à l'époque d'un exil doré en Grande-Bretagne, avait alors fédéré différentes groupes d'opposition mais avait ensuite été assignée à résidence, une situation dans laquelle elle est restée pendant la majeure partie des deux dernières décennies.

Aucune cérémonie commémorative du soulèvement du 8-8-88 n'était prévue vendredi en Birmanie même, où les mesures de sécurité ont été renforcées, notamment la nuit, mais des opposants en exil avaient prévu de petites manifestations devant des ambassades birmanes ailleurs dans le monde.

A la veille du 20e anniversaire du soulèvement, le nouveau rapporteur spécial des Nations unies pour les droits de l'Homme en Birmanie, Tomas Ojea Quintana, a achevé jeudi une mission de cinq jours dans le pays qui compte plus de 2.000 prisonniers politiques.

Parlant à la presse juste avant son départ, M. Quintana a fait état de "bons signaux" selon lesquels le régime du généralissime Than Shwe acceptait la nécessité de son mandat. Il a dit qu'il espérait revenir en Birmanie avant mars 2009 et la présentation d'un rapport devant le Conseil des droits de l'Homme.

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