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SANTÉ

Un nouvel espoir pour les maladies incurables

2 min

Des scientifiques américains auraient cultivé des cellules souches portant les défauts génétiques de plusieurs maladies réputées incurables. Cette avancée pourrait permettre de trouver des traitements contre la maladie de Parkinson.

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Des scientifiques américains ont cultivé en laboratoire de nouvelles lignées de cellules souches humaines reproduisant des défauts génétiques responsables de dix maladies incurables, comme la maladie de Parkinson, selon une étude parue jeudi dans la revue scientifique Cell.

Ces nouvelles lignées de cellules souches ont pu être réalisées grâce à une nouvelle technique: la conversion de cellules ordinaires de la peau et de la moelle osseuse d'individus atteints de ces maladies en cellules souches contenant la même erreur génétique, expliquent les chercheurs.

Cette technique pourrait accélérer les recherches pour mettre au point des traitements, espèrent-ils.

"La médecine cherche depuis longtemps un moyen d'étudier les maladies dans une éprouvette et de développer pour ce faire des cellules pouvant être cultivées et prendre la forme de nombreux tissus atteints, par exemple de différentes maladies du sang, du cerveau et du muscle cardiaque", explique le Dr George Daley du Howard Hughes Medical Institute (Maryland, est), principal auteur de cette recherche.

"Nous avons désormais le moyen de faire exactement cela, en créant des cellules pluripotentes de malades qui permettent de produire différents tissus et de les faire croître indéfiniment", poursuit-il.

"Nous pouvons ainsi créer des modèles de maladies avec des milliers de variations à l'aide de techniques classiques de culture cellulaire", ajoute le Dr. Daley, qui a travaillé sur ce projet avec des chercheurs de l'université Harvard (Massachusetts, nord-est).

Selon lui, ces cultures de cellules souches reproduiront les maladies humaines plus fidèlement les modèles animaux. Malgré la très grande similarité génétique entre les humains et les souris, les différences physiologiques affectent invariablement l'évolution de la maladie chez les ces animaux.

Dans certains cas, comme le syndrome de Down ou la trisomie 21, le défaut génétique responsable ne provoque pas les mêmes symptômes chez la souris.

Outre le diabète juvénile et la maladie de Parkinson, les autres maladies concernées par ces lignées de cellules souches sont notamment deux types de dystrophie musculaire, les maladies d'Huntington et de Gaucher et les syndromes de Down, de Shwachman-Diamond et de Lesch-Nyhan.

Cette technique permet de créer des cellules-souches modèle de toutes maladies, précisent ces chercheurs.

Ces chercheurs vont rendre ces nouvelles lignées de cellules souches porteurs de défauts génétiques accessibles à l'ensemble de la communauté scientifique par le biais d'un laboratoire financé par le "Harvard Stem Cell Institute", un organisme privé.

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