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GÉORGIE - RUSSIE

Bombardée, la Géorgie se déclare en "état de guerre"

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La Géorgie est officiellement entrée en "état de guerre" après la multiplication des raids aériens russes. La France, qui assure la présidence de l'Union européenne, propose une initiative diplomatique pour mettre fin au conflit.

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Alors que le président géorgien Mikhaïl Saakashvili a déclaré, il y a quelques heures, que son pays était officiellement en guerre, tout semble indiquer que la violence s’étend dans le pays en dehors des frontières de l’Ossétie du Sud où a débuté le conflit, jeudi soir.

  

Tbilissi a confirmé qu’une opération de grande envergure était en effet en cours dans la région séparatiste d’Abkhazie, une autre république indépendantiste de Géorgie.

  

Samedi, pour la seconde journée consécutive, des combats acharnés ont opposé les forces russes et géorgiennes dans la région autonomiste et disputée d'Ossétie du Sud.

 

"D'un point de vue légal, l'intervention de la Russie en Ossétie du Sud est totalement légitime", a déclaré samedi le Premier ministre russe Vladimir Poutine à Vladikavkaz, en Ossétie du Nord, où il s'est rendu directement après avoir assisté à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin.

 

Il a exorté la Géorgie à cesser immédiatement son "agression" contre la région séparatiste.

  

Bombardement sur une zone civile en Géorgie

 

Selon un journaliste de Reuters présent sur place, des avions de combat russes ont mené samedi matin jusqu'à cinq raids de bombardement dans les environs de Gori. La majorité des cibles visées étaient des installations militaires géorgiennes en périphérie, mais une bombe est également tombée sur un immeuble résidentiel, faisant cinq morts, a rapporté le journaliste.

 

Gori se trouve à une cinquantaine de kilomètres de Tskhinvali, capitale de la région séparatiste pro-russe d'Ossétie du Sud et point central des combats entre les forces géorgiennes et les séparatistes, soutenus par Moscou. C'est près de Gori que se trouve la principale base militaire géorgienne de la région.

 

La télévision publique géorgienne montre des images du bombardement de l'immeuble résidentiel : on y voit des bâtiments éventrés et en flammes, des cadavres et des civils en pleurs (voir notre photo en haut de la page).

 

Mais l'armée russe, qui a reconnu la perte de deux avions de combat, a démenti que ses appareils aient visé des "populations civiles en Géorgie".

 

Samedi midi, l'artillerie géorgienne a de nouveau ouvert le feu sur Tskhinvali,, selon l'agence Interfax citant son correspondant sur place. L'armée russe affirme de son côté s'être emparée de Tskhinvali depuis samedi matin.
 

Les troupes géorgiennes rapatriées d'Irak

 

La Géorgie a également annoncé vouloir rapatrier l'ensemble de ses forces en Irak, soit 2 000 hommes, dès que les Etats-Unis seront "en mesure d'assurer leur transport", a annoncé samedi le commandant du contingent géorgien. "Toute la brigade va rentrer d'Irak. Nous attendons maintenant les Etats-Unis, qui assurent notre transport", a déclaré à Reuters le colonel Bondo Maisuradze. 

 

Le conflit s'est envenimé vendredi en Ossétie du Sud, où des combats opposent les forces géorgiennes aux troupes russes, suscitant l'inquiétude des puissances occidentales et donnant lieu à de vifs échanges au Conseil de sécurité.

 

Après plus d'une journée d'affrontements dans la région séparatiste géorgienne, les médias russes ont fait état de bombardements dans la nuit de vendredi à samedi visant la capitale régionale, Tskhinvali, qu'ils ont imputés aux forces géorgiennes.


Les deux camps se sont mutuellement accusés d'être responsables des combats dans la province séparatiste, qui s'est déclarée indépendante de Tbilissi au terme d'une guerre ayant fait plusieurs milliers de morts, entre 1991 et 1992.

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