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GÉORGIE - RUSSIE

La Géorgie poursuivrait ses tirs sur l'Ossétie du Sud

4 min

Selon un commandant russe, la Géorgie continue lundi à tirer sur Tskhinvali, capitale d'Ossétie du Sud, malgré son appel au cessez-le-feu et ses déclarations sur le retrait de ses troupes.

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Malgré son appel au cessez-le-feu, la Géorgie continuerait lundi à bombarder Tskhinvali, capitale de la république indépendantiste d’Ossétie du Sud, selon le général russe Marat Koulakhmetov. "Un des postes des soldats russes de maintien de la paix a même été bombardé par l'aviation géorgienne", a déclaré le militaire à l’agence Interfax.


Parallèlement, dans la nuit de dimanche à lundi, la banlieue de Tbilissi aurait été prise pour cible par l’aviation russe. "Au moins deux bombes ont été larguées", a affirmé un porte-parole du ministère géorgien de l’Intérieur.


Tbilissi avait pourtant appelé dimanche la Russie à entamer des pourparlers pour mettre fin aux hostilités et ordonné à ses forces un cessez-le-feu immédiat.


L’ordre de cessez-le-feu géorgien n'a pas pour autant freiné la violence dans le pays.


La ville géorgienne de Gori a été attaquée "massivement" par l'artillerie et l'aviation russes et des troupes au sol se préparent à un assaut, a déclaré lundi à l'AFP le porte-parole du ministre géorgien de l'Intérieur, Chota Outachvili.

"Il y a eu des bombardements massifs à Gori toute la soirée [de dimanche] et maintenant nous recevons des informations concernant une attaque imminente de chars russes", a-t-il ajouté.

Escalade de la violence


Le ministère russe de la Défense a, de son côté, annoncé avoir coulé dimanche un navire géorgien transportant des lanceurs de missiles, selon les agences de presse russes. D'après Moscou, des bateaux géorgiens ont essayé d'attaquer des navires russes, qui ont "répliqué" et "l'un des navires géorgiens à l'origine de l'attaque a été coulé".

Un peu plus tôt dans la soirée, un correspondant de l'agence de presse Reuters et le ministère géorgien de l'Intérieur ont signalé un raid aérien russe sur l'aéroport international de Tbilissi, la capitale géorgienne. Selon Reuters, l'aéroport international a été touché à 200 mètres de la piste. Au cours de ce même raid, les chasseurs russes ont également bombardé un aérodrome militaire et une usine de construction aéronautique situés non loin de là.

La Russie a toutefois démenti avoir bombardé l’aéroport, a rapporté l’agence Interfax, citant le ministère de la Défense russe.

Pas de négociations sans retrait géorgien

En réponse à la demande géorgienne de cessez-le-feu, Moscou a appelé dimanche Tbilissi à "retirer complètement" ses troupes d'Ossétie du Sud avant toute discussion, affirmant, au cours d'une conversation téléphonique des chefs de la diplomatie des deux pays, que des soldats géorgiens s'y trouvaient encore.

Les Géorgiens seraient en train de retirer leurs soldats de la capitale de l'Ossétie du Sud, Tskhinvali, a annoncé dimanche soir l'état-major russe cité par l'agence RIA-Novosti.

Trois jours de combats

Les forces russes sont intervenues en représailles de l’envoi de troupes gouvernementales géorgiennes en Ossétie du Sud dans la nuit de jeudi à vendredi. Tbilissi cherche à restaurer son autorité dans une région dont les velléités séparatistes sont largement appuyées par la Russie.

Environ 40 000 personnes ont dû quitter leur domicile en raison du conflit en Géorgie, a annoncé dimanche à l'AFP une porte-parole de la Croix-Rouge internationale.

Un conflit post-soviétique

Les tensions entre la Géorgie et la province d’Ossétie du Sud sont apparues après la dissolution de l’Empire soviétique, en 1991.

En janvier 1992, après un conflit armé avec la Géorgie, les Sud-Ossètes se sont prononcés par référendum pour leur indépendance et leur rattachement à l'Ossétie du Nord. Au terme d'un accord de cessez-le-feu conclu en juin 1992 entre la Russie et la Géorgie, une force d'interposition tripartite (Ossètes, Géorgiens et Russes) a été déployée le long de la frontière entre la Georgie et l'Ossétie du Sud. Les incidents ont toutefois continué.

Le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a toujours indiqué qu'il voulait faire rentrer cette région dans le giron géorgien.

Un grand nombre de Sud-Ossètes possèdent la citoyenneté russe, l'économie du territoire est de facto intégrée à celle de la Russie. Une nation que veulent rejoindre les autorités séparatistes.
 

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