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Le pétrolier BP ferme ses pipelines en Géorgie

Le géant pétrolier britannique BP annonce la fermeture, en Géorgie, d'un oléoduc et d'un gazoduc à titre préventif. Ces fermetures, si elles étaient maintenues, pourraient à terme inquiéter la sécurité des approvisionnements européens.

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La Géorgie, qui affronte les troupes russes pour le contrôle de deux régions séparatistes situées dans le nord et le nord-ouest de son territoire, est traversée par un oléoduc et un gazoduc d'importance majeure pour les pays occidentaux.

Comme les autres pays de transit, la Géorgie est tenue d'assurer la sécurité de ces voies d'acheminement du pétrole et du gaz en provenance des gisements de l'Azerbaïdjan sur la mer Caspienne qui passent par Tbilissi et se prolongent vers le sud de la Turquie, en évitant les provinces rebelles d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.

L'ancienne république soviétique compte également sur la mer Noire plusieurs terminaux pétroliers de moyenne capacité.


L'OLEODUC BTC (BAKOU-TBILISSI-CEYHAN)

D'une capacité de 850.000 barils par jour (bpj), cet oléoduc inauguré en 2006 relie l'Azerbaïdjan à l'Europe occidentale sans passer par la Russie.

Le groupe pétrolier britannique BP, qui pilote le consortium chargé de son exploitation, compte porter l'an prochain sa capacité à 1,2 million de bpj, peut-être même à 1,6 million de bpj s'il est relié à des gisements du Kazakhstan.

L'oléoduc est fermé depuis mercredi en raison d'une explosion survenue sur le tronçon turc. BP a déclaré un cas de force majeure sur ses exportations partant du terminal turc de Ceyhan et s'efforce de passer par des routes alternatives.


LE GAZODUC BTE (BAKOU-TBILISSI-ERZEROUM)

Ce gazoduc transporte le gaz des groupes BP et norvégien Statoil du gisement de Shakh Deniz, en mer Caspienne, au terminal turc d'Erzeroum. Les exportations ont débuté en Turquie en 2007 et à terme, le gazoduc pourra transporter 20 milliards de mètres cubes.


LES PORTS GEORGIENS SUR LA MER NOIRE

BATOUMI - La capacité du port est de 300.000 bpj mais Batoumi exporte pour l'heure 200.000 bpj, dont 100.000 bpj de pétrole azerbaïdjanais appartenant à l'américain Exxon Mobil et 100.000 bpj de produits raffinés en provenance du Kazakhstan et du Turkménistan, transportés par le rail de l'Azerbaïdjan après avoir traversé la Caspienne.

Le port ne convoie aujourd'hui que le pétrole d'Exxon, le Kazakhstan ayant provisoirement suspendu ses livraisons.

POTI - Le port, qui gère 100.000 bpj de produits raffinés arrivés d'Azerbaïdjan par le train, ne fonctionne plus depuis le début du conflit en Ossétie du Sud jeudi soir dernier. La Géorgie accuse la Russie d'avoir lourdement bombardé les infrastructures, ce que dément Moscou.


KOULEVI - Ce nouveau terminal a une capacité de 100.000 bpj qui pourra être progressivement doublée. Il gère principalement lui aussi des produits raffinés arrivés par train d'Azerbaïdjan. De sources proches du négoce, on indique que les volumes exploités ont fortement baissé ces derniers jours.


SOUPSA - Le port ne fonctionne plus depuis de nombreux mois, depuis que BP a ouvert l'oléoduc BTP. Il peut faire parvenir jusqu'à 150.000 bpj de pétrole brut azerbaïdjanais par un oléoduc. BP a commencé à réutiliser ses infrastructures, qui sont situées à l'extérieur de la zone de conflit.


LE PORT RUSSE DE NOVOROSSIISK

L'Azerbaïdjan peut également livrer environ 90.000 bpj de pétrole brut par un oléoduc qui rejoint le port russe de Novorossiisk, où le brut léger d'Azerbaïdjan est mélangé à du brut de l'Oural. Bakou n'utilisait plus guère cette voie d'approvisionnement avant le conflit.
 

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