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Bush envoie Rice en France puis à Tbilissi

Le président américaine annonce que la secrétaire d'État se rendra en France pour rencontrer Nicolas Sarkozy, puis à Tbilissi afin de manifester le "soutien inébranlable" des États-Unis au "gouvernement démocratiquement élu" de Géorgie.

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Revue de presse de notre correspondant à Moscou, Romain Goguelin.

 

Lors d’un point presse à Washington, George W. Bush s’est montré sévère à l’égard de la Russie.
 

Le président américain s’est dit préoccupé par les informations concernant une poursuite des opérations militaires russes en Géorgie. George W. Bush, qui s'est entretenu dans la matinée au téléphone avec le président géorgien, a demandé à la Russie de "tenir sa parole et [de] faire en sorte que cette crise prenne fin", avant d’annoncer l’envoi d’une aide humanitaire en Géorgie.

 

 

La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a elle aussi mis en garde Moscou. Un non respect du cessez-le-feu ne ferait que "renforcer l’isolement" de la Russie, a-t-elle indiqué quelques heures avant de s’envoler pour l’Europe, où elle doit rencontrer Nicolas Sarkozy puis le président géorgien Mikheïl Saakachvili.

 

Incertitudes autour de la présence de forces russes en Géorgie

 
Au lendemain de l’accord de cessez-le-feu, obtenu par le président en exercice de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy, la situation dans le Caucase semble en effet loin d’être résolue.
  

Une colonne de blindés russes a brièvement pris position sur une colline au-dessus de la ville de Gori, pour quitter ensuite les environs de la ville en direction de Tbilissi, selon les envoyés spéciaux de FRANCE 24 en Géorgie. Une information démentie par le vice-ministre géorgien de l'Intérieur, qui assure que les tanks ne se dirigent pas vers la capitale géorgienne.
  

L'état-major des forces russes dément également tout mouvement de troupes russes en direction de Tbilissi.

  
Par ailleurs, un représentant de ministère russe de la Défense affirme que ses forces ont abattu deux drones géorgiens au-dessus de Tskhinvali, la capitale de la république séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud.

  
Accusations géorgiennes

 
De son côté, le président géorgien Mikheïl Saakachvili accuse toujours la Russie de violer le cessez-le-feu, affirmant que les forces russes continuaient leurs mouvements à travers la Géorgie.

 
"Les chars russes sont en mouvement, les forces russes ont un comportement extrêmement agressif", a déclaré Saakachvili.

 
La guerre entre la Géorgie et la Russie a été déclarée le 8 août, après une intervention militaire géorgienne en Ossétie du Sud, territoire séparatiste soutenu par la Russie. Le président russe Dmitri Medvedev a ordonné le 12 août l'arrêt des opérations militaires en Géorgie après cinq jours de combats.

 
Russes et Géorgiens ont accepté le jour même le plan de paix négocié par le président français Nicolas Sarkozy au nom de l’Union européenne. Le plan de paix prévoit notamment un cessez-le-feu définitif et le retour des troupes russes et géorgiennes à leurs positions respectives précédant le début des hostilités.

 
A la demande du président géorgien, des modifications apportées concernent d'une part la mise sur pied d'une force internationale en Ossétie du Sud. Il a demandé "l'internationalisation du processus de sécurité, incluant une participation de l'Union européenne et de l'ONU". Par ailleurs, le statut futur des républiques séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud ne fera pas l'objet de négociations internationales. "L'appartenance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie à la Géorgie ne sera jamais remise en question", a déclaré le chef d'Etat géorgien.

 
Selon les Nations unies, le conflit aurait forcé environ 100 000 personnes à fuir leur maison.




Chronologie des relations russo-géorgiennes depuis 1992. Cliquez ici.  

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