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L'Ossétie du Sud, un abcès de fixation russo-géorgien

Depuis la désintégration de l'Union soviétique en 1992, la question du statut de l'Ossétie du Sud empoisonne les relations entre la Russie et la Géorgie. Bref rappel des événements précédant le conflit ouvert le 8 août 2008.

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Bref rappel historique des événements dans cette région du Caucase depuis 1989 :

Novembre 1989 - L'Ossétie du Sud déclare son autonomie vis-à-vis de la République socialiste soviétique de Géorgie. S'ensuivent trois mois de combats.

Décembre 1990 - Nouveau conflit armé entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud, qui durera jusqu'en 1992.

Juin 1992 - Les dirigeants russes, géorgiens et ossètes signent un armistice à Sotchi et conviennent de la création d'une "force de paix" tripartite composée de 500 hommes de chaque composante.

Novembre 1993 - L'Ossétie du Sud rédige sa première Constitution.

Novembre 1996 - L'Ossétie du Sud élit son premier président.

Décembre 2001 - L'Ossétie du Sud porte Edouard Kokoity à la présidence. En 2002, ce dernier demande à Moscou de reconnaître l'indépendance de la république et de l'intégrer à la Fédération de Russie.

Janvier 2005 - La Russie approuve avec des réserves le projet de la Géorgie d'accorder une large autonomie à l'Ossétie du Sud si celle-ci renonce à l'indépendance.

Avril 2007 - Le Parlement géorgien approuve la création d'une administration provisoire en Ossétie du Sud, ce qui provoque un regain de tension avec Moscou.

Juin 2007 - Les séparatistes d'Ossétie du Sud font état d'une attaque au mortier des forces géorgiennes contre Tskhinvali. Tbilissi dément.

Octobre 2007 - Echec des négociations entre l'Ossétie du Sud et la Géorgie sous l'égide de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Mars 2008 - En réaction à la demande - infructueuse - d'adhésion de la Géorgie à l'Otan, le Parlement russe exhorte le Kremlin à reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

16 avril 2008 - Le président russe Vladimir Poutine ordonne à son administration d'établir des liens officieux avec ses homologues d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. La Géorgie estime qu'il s'agit d'une violation des règlements internationaux.

20 avril 2008 - La Géorgie accuse l'aviation russe d'avoir abattu un avion sans pilote géorgien au-dessus de l'Abkhazie. Moscou dément, mais une enquête des Nations unies valide ultérieurement la thèse géorgienne.

21 avril 2008 - Tbilissi parle d'"acte d'agression international". Moscou réplique en accusant la Géorgie d'entretenir délibérément la tension.

29 avril 2008 - Moscou envoie des troupes supplémentaires en Ossétie du Sud. Le lendemain, l'Otan accuse la Russie d'accroître la tension.

6 mai 2008 - Le déploiement des renforts russes rend "très proche" la perspective d'une reprise des hostilités, prévient Tbilissi.

5 juillet 2008 - Le nouveau président russe Dmitri Medvedev exhorte son homologue géorgien Mikhaïl Saakachvili à éviter de provoquer de nouvelles tensions dans les régions séparatistes de Géorgie.

8 juillet 2008 - Des avions de combat russes pénètrent dans l'espace aérien géorgien au-dessus de l'Ossétie du Sud pour, selon Moscou, "refroidir les esprits à Tbilissi". Deux jours plus tard, la Géorgie rappelle son ambassadeur à Moscou.

4 août 2008 - Les séparatistes ossètes affirment que l'artillerie géorgienne a tué au moins six personnes dans des bombardements. Moscou accuse Tbilissi de recours excessif à la force.

8 août 2008 - Tbilissi annonce que ses forces ont "libéré" la majeure partie de la capitale d'Ossétie du Sud, Tskhinvali, et accuse la Russie de se livrer à une opération militaire "de grande envergure" contre la Géorgie.

Saakachvili annonce que les deux pays sont en "état de guerre".

10 août 2008 - La Géorgie fait une offre de cessez-le-feu à la Russie après avoir retiré ses forces de Tskhinvali, au terme de trois jours de combat.

11 août 2008 - La Russie lance un ultimatum aux forces géorgiennes stationnées aux abords de l'Abkhazie, sommées de déposer les armes ou d'être attaquées. La Géorgie rejette l'offre. Saakachvili affirme que les Russes veulent renverser son gouvernement et s'emparer des routes énergétiques traversant le Caucase. Moscou repousse une offre de trêve géorgienne.

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