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Gori au cœur des tensions entre Russes et Géorgiens

L'envoyé spécial de FRANCE 24 en Géorgie constate que les Russes bloquent toujours l'entrée de Gori, contrairement à ce qu'ils avaient annoncé la veille. Après une rapide entrevue avec Nicolas Sarkozy, Condoleezza Rice se rend en Géorgie.

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Revue de presse de notre correspondant à Moscou, Romain Goguelin.

 

Moins de quarante-huit heures après l’accord de cessez-le-feu entre la Russie et la Géorgie, la situation est toujours aussi tendue dans le Caucase.

 

Les troupes russes occupent encore la ville géorgienne de Gori, malgré l’annonce, mercredi soir, d’un retrait imminent. Robert Parsons, envoyé spécial de FRANCE 24 dans la région de Gori, confirme que les chars russes bloquent toujours l’accès à la ville : "Personne ne rentre, ni les journalistes ni la police géorgienne."

 
"Le plan de retrait n’est pas encore prêt"
 

Le commandant adjoint de l'Etat-major russe, Anatoli Nogovitsyn, a annoncé lors d’une interview télévisée qu’aucune date précise n’avait encore été arrêtée concernant l’évacuation de Gori : "Je ne peux pas encore indiquer de date parce que le plan de retrait n’est pas encore prêt." Ce retrait constitue l’un des principaux points de l'accord négocié mardi entre Nicolas Sarkozy et ses homologues russe et géorgien.

 
La ville représente un secteur clé puisqu'elle fait le lien entre l’est et l’ouest de la Géorgie. Gori, qui est également le berceau natal de Staline, se situe à une vingtaine de kilomètres au sud de l'Ossétie du Sud, région séparatiste au centre du conflit entre la Russie et la Géorgie.

 
Malgré une situation qui se tend sur le terrain, un général américain affirme que les forces russes auraient commencé à évacuer certaines villes en vue d’un repli dans les territoires séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.

 
Rice rencontre Sarkozy puis s’envole pour la Géorgie

 
Côté diplomatique, la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice s’est entretenue avec le président français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l’Union européenne, dont la médiation a permis un cessez-le-feu dans le conflit entre la Russie et la Géorgie. Elle a répété qu'il était "temps de mettre un terme à la crise" en Géorgie.

 
Elle s’est ensuite envolée vers la capitale géorgienne, où elle est dépêchée par George W. Bush pour témoigner du soutien de Washington au gouvernement de Tbilissi.

 
Tension grandissante entre les Etats-Unis et la Russie


Ce voyage intervient à un moment de forte tension internationale entre les Etats-Unis et la Russie. George W. Bush a prévenu Moscou que le soutien des Etats-Unis à l'intégration de la Russie "aux structures du XXIe siècle au niveau diplomatique, politique, économique ainsi qu'en matière de sécurité" était "menacé" par ses agissements en Géorgie.

Des menaces reprises par le secrétaire à la Défense Robert Gates qui a annoncé que le Pentagone allait revoir l’ensemble de ses relations avec la Russie.

 

Lisez l'analyse de Jean-Bernard Cadier : "Nous sommes tous des Géorgiens ?"

Chronologie des relations russo-géorgiennes depuis 1992. Cliquez ici.  

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