Accéder au contenu principal

Mbeki se dit optimiste sur un accord au Zimbabwe

Un accord de partage du pouvoir au Zimbabwe a été trouvé, mais sans le feu vert de l'opposant Tsvangirai. Le président sud-africain Thabo Mbeki pense toutefois qu'un accord sera conclu "très bientôt" entre toutes les parties.

PUBLICITÉ

Consultez notre dossier consacré à l'élection présidentielle au Zimbabwe

  

Le président sud-africain Thabo Mbeki, médiateur dans les pourparlers sur un partage du pouvoir au Zimbabwe, a affirmé mercredi qu'un accord serait conclu "très bientôt" et incluerait toutes les parties.

"Je suis convaincu que très bientôt nous allons conclure ces négociations car toutes les parties en reconnaissent la nécessité", a déclaré M. Mbeki, médiateur mandaté par la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC).    "Bientôt, nous allons avoir un gouvernement incluant toutes les parties", a-t-il poursuivi lors d'une intervention au siège de la présidence à Luanda.

M. Mbeki s'est rendu mercredi en Angola, venant de Harare où des négociations au plus haut niveau ont été engagées dimanche, afin d'informer son homologue Jose Eduardo dos Santos, président en exercice de l'organe de sécurité de la SADC.

Ces âpres discussions autour du contrôle de l'exécutif ont été suspendues mardi soir sur un ultime blocage.

Le chef de l'Etat zimbabwéen Robert Mugabe et une petite faction de l'opposition dirigée par Arthur Mutambara ont trouvé une entente pour la formation d'un gouvernement d'union mais sans la principale formation de lutte contre le régime menée par Morgan Tsvangirai.

"Il ne reste qu'un point de contentieux à régler", a déclaré mercredi M. Mutambara, chef d'une dissidence minoritaire du Mouvement pour le changement démocratique (MDC). Sa propre faction, a-t-il ajouté, n'a "quant à elle aucun problème avec cet aspect".

M. Tsvangirai, pour sa part, n'a guère laissé de doute sur la nature du différent. "Nous réitérons notre engagement à parvenir à un accord qui respecte la volonté du peuple", écrit-il dans une lettre ouverte publiée mercredi.

"Mes chers compatriotes, vous avez voté le 29 mars pour le changement. Vous avez été clairs. Nous n'allons pas vous trahir", affirme-t-il.

Le Zimbabwe est enfoncé dans une crise politique sans précédent après la défaite historique du régime aux élections générales du 29 mars, à l'issue desquelles l'opposition a ravi la majorité à la Chambre des députés.

Au nom de cette victoire, l'opposant réclame des prérogatives que le plus vieux dirigeant d'Afrique, 84 ans dont 28 au pouvoir, n'entend pas lâcher, soutenu par les chefs d'état-major de l'armée, de la police et des services secrets.

"Nous savions que les négociations seraient difficiles, mais toute solution qui ne représente pas la volonté du peuple du Zimbabwe serait un désastre pour notre pays", avertit M. Tsvangirai dans sa lettre ouverte. "Nous voulons une solution qui place le peuple d'abord, pas les positions et les titres des dirigeants".

Selon les analystes, tout gouvernement excluant la fraction majoritaire du MDC est voué à l'échec. L'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF, au pouvoir) peut choisir de continuer à régner en utilisant le MDC-Mutambara.

Mais ce serait un maintien du status quo, qui priverait le Zimbabwe de l'aide internationale massive sans laquelle le pays ne pourra pas redresser une économie en plein marasme, avec une hyperinflation de plusieurs millions de pour cent et une production au point mort.

Le médiateur sud-africain devra rendre des comptes lors d'un sommet de l'Afrique australe ce week-end à Johannesburg.

Le bloc régional est profondément divisé autour de la crise au Zimbabwe, entre les tenants des partis issus des luttes pour l'indépendance et ceux de gouvernements plus modernes.

Certains pays dénoncent ouvertement le régime. Le Botswana avait demandé l'exclusion du Zimbabwe de la SADC et de l'Union africaine (UA) après la réélection le 27 juin de M. Mugabe lors d'un scrutin où il était seul en lice.

M. Tsvangirai, 56 ans, s'était retiré de la course en raison des violences déchaînées contre ses partisans, après être arrivé largement en tête au premier tour de la présidentielle fin mars.

 

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.