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La situation humanitaire en Géorgie inquiète l'ONU

Près d’une semaine après le début des affrontements en Ossétie du sud, la situation humanitaire sur le terrain reste confuse. Les informations provenant des zones de combats provoquent l’inquiétude de la communauté internationale.

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Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’est dit jeudi "extrêmement préoccupé" par la situation humanitaire en Géorgie. Il a également appelé à un libre accès des travailleurs humanitaires sur place.

 

Arrivée des premiers avions d’aide humanitaire

 

Depuis le cessez-le-feu, l’aide humanitaire en provenance des Etats-Unis, de France et du Canada commence à arriver en Géorgie. Deux avions cargo américains d’aide humanitaire sont déjà arrivés dans la capitale géorgienne, alors qu’un troisième avion, français, est attendu dans la soirée.

 

Plusieurs organisations internationales ont elles-aussi commencé à distribuer de l’aide aux populations civiles, même si la Croix rouge indique que la situation dans certaines régions du pays lui rend la tâche difficile.

 

Il est difficile d’établir un bilan précis des pertes humaines. Les officiels russes indiquent que 2 000 civils seraient morts depuis le début des combats, la plupart étant des Ossètes avec un passeport russe. Côté géorgien, le ministère de la Santé évoque le chiffre de 175 victimes géorgiennes, dont un grand nombre de civils.

 

Environ 100 000 déplacés selon l’ONU

 

Une estimation des Nations unies fait état d’environ 100 000 déplacés dans la région depuis le début du conflit. Un des porte-paroles de l’ONU précise que 80 % des habitants de la ville de Gori, qui comptait 50 000 habitants avant les combats, ont dû fuir leur maison.
 

Consultez le reportage des envoyés spéciaux de FRANCE 24 à Gori

 

Des témoignages de personnes contraintes à l’exode indiquent que des scènes de pillage et de destruction ont eu lieu dans certains villages.

 

Robert Parsons, envoyé spécial de FRANCE 24 en Géorgie, fait état d’une situation "tendue" sur le terrain : "J’ai rencontré une Géorgienne, d’une soixantaine d’années, qui a quitté son village en Ossétie du Sud et se dirigeait vers Tbilissi. Elle m’a indiqué que les milices ossètes tiraient au hasard et brûlaient les maisons."

 

Human Rights Watch, une organisation de défense des droits de l’Homme basée à New York, assure que certains de ses représentants en Ossétie du Sud ont "assisté à des scènes terrifiantes de destruction dans quatre villages habités exclusivement par des Géorgiens."

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