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EN DIRECT : la conférence de presse de Rice et Saakachvili

Condoleezza Rice est en Géorgie dans le cadre des efforts diplomatiques pour résoudre la crise avec la Russie. Les troupes russes se trouvent encore en Géorgie où la situation reste précaire.

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Regardez le reportage de nos envoyés spéciaux à Gori,  Nicolas Ransom et Timothy Grucza, "Forte tension à l'entrée de Gori"

  

Lisez l'analyse de Jean-Bernard Cadier : "Nous sommes tous des Géorgiens ?"

Chronologie des relations russo-géorgiennes depuis 1992. Cliquez ici.  


 

 

Les efforts diplomatiques pour trouver une solution à la crise en Géorgie se poursuivent vendredi, tandis que trois jours après la signature de l’accord de cessez-le-feu, la situation reste précaire entre la Russie et la Géorgie où l’armée russe est encore présente.

  

Pour Robert Parsons, envoyé spécial de FRANCE 24 à Tbilissi, "les troupes russes ne savent pas elles-mêmes ce qui se passe. Il vont juste là où on leur dit d’aller.”

  

Alors que les Etats-Unis ont durci le ton envers Moscou, la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, est arrivée à Tbilissi, pour apporter au président géorgien Mikheïl Saakachvili des "clarifications" sur le plan de paix en six points, accepté par la Russie et la Géorgie. Elle espère obtenir la signature du chef de l’Etat géorgien.

 
Rice veut "protéger les intérêts géorgiens"
 

L'accord de cessez-le-feu russo-géorgien a besoin d'être clarifié afin de "protéger les intérêts géorgiens", a déclaré Condoleezza Rice en arrivant à Tbilissi.

 

A la veille de son départ pour Tbilissi, Condoleezza Rice avait appelé, avec le président français Nicolas Sarkozy, les Géorgiens et les Russes à signer "sans délai" le plan de paix, qui prévoit le retour des combattants géorgiens dans leurs casernes et le retrait des troupes russes sur les positions qu’ils avaient avant le début du conflit

  

Le plan en six points de la présidence française avait suscité des critiques, notamment parce qu'il ne mentionnait pas le respect de l'intégrité territoriale de la Géorgie, point sur lequel cette dernière se montre intransigeante.

 
Washington a assuré qu'il restait entièrement attaché à "une Géorgie souveraine et libre et à son intégrité territoriale", alors que le président russe Dmitri Medvedev a fait savoir quant à lui que Moscou pourrait reconnaître l'éventuelle indépendance des régions séparatistes géorgiennes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie.
 
La chancelière allemande Angela Merkel est quant à elle attendue à Sotchi dans le sud de la Russie pour une rencontre avec le président Medvedev. L’Allemagne a jusqu’à maintenant résisté à rendre la Russie responsable des violences.
  

A l’ONU, l'ambassadeur russe Vitaly Tchourkine s'est montré optimiste quant à une éventuelle résolution du Conseil de sécurité des Nations unies officialisant le cessez-le-feu entre Moscou et Tbilissi, négocié par Nicolas Sarkozy.

  

Après avoir rejeté le projet de résolution lundi, le Conseil de sécurité se montre plus favorable face à une nouvelle version présentée par la France.

  

Les forces russes déployées en Géorgie

 
Selon le ministère de l’Intérieur géorgien, 130 blindés environ sont partis jeudi de Zougdidi, non loin de l’Abkhazie dans l’ouest du pays et semblent maintenant déployés dans des villages à l’est du pays.
   

Par ailleurs, selon un journaliste de l’AFP sur place, il n’y aurait plus de forces russes dans Gori, mais de nombreux blindés restent dans une base à quelques kilomètres de la ville.

 
"Rester à Gori permet de couper la Géorgie en deux et, de fait, d’entériner la partition du pays", explique Gauthier Rybinski spécialiste de politique internationale à FRANCE 24.
 

 

Le président Saakachvili a déclaré que l'armée russe contrôle "un tiers" du territoire. Elle l’accuse également d’être accompagnée en Géorgie, par "des milliers et des milliers de soldats irréguliers" pillant et violant la population civile.

  
Contactée par FRANCE 24, la blogueuse Samira Kuznetsova, témoigne de la situation dans la ville portuaire de Poti, occupée par les forces russes. Selon elle, et contrairement aux rumeurs qui circulent, les Russes n’auraient pas commis d’actes de pillages dans sa ville.
 

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit quant à lui "extrêmement préoccupé" par la situation humanitaire en Géorgie où le nombre de déplacés est maintenant de 115 000, selon les derniers chiffres fournis par les autorités

 

La guerre entre la Géorgie et la Russie a été déclarée le 8 août, après une intervention militaire géorgienne en Ossétie du Sud, territoire séparatiste soutenu par la Russie. Le président russe Dmitri Medvedev a ordonné le 12 août l'arrêt des opérations militaires en Géorgie après cinq jours de combats.

 

Russes et Géorgiens ont accepté le jour même le plan de paix négocié par le président français Nicolas Sarkozy au nom de l’Union européenne. Le plan de paix prévoit notamment un cessez-le-feu définitif et le retour des troupes russes et géorgiennes à leurs positions respectives précédant le début des hostilités.


   

 


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