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Washington exige le départ immédiat des Russes hors de Géorgie

"Toutes les forces russes [...] doivent partir immédiatement", a lancé la secrétaire d'État américain Condoleezza Rice, reprochant au président russe Dmitri Medvedev de ne pas avoir honoré sa promesse de cesser toute opération militaire.

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Regardez le reportage de nos envoyés spéciaux à Gori,  Nicolas Ransom et Timothy Grucza, "Forte tension à l'entrée de Gori"

  

Lisez l'analyse de Jean-Bernard Cadier : "Nous sommes tous des Géorgiens ?"

 

 

Les efforts diplomatiques pour trouver une solution à la crise en Géorgie se sont poursuivis vendredi avec la signature, par le président géorgien Mikheïl Saakachvili, d’un plan de paix avec la Russie. La chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, est venue en personne dans la capitale géorgienne de Tbilissi, afin d'obtenir la signature de ce document.

 

Ce texte doit, par la suite, être signé par le président russe Dmitri Medvedev et le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays préside l’Union européenne (UE).

 

Lors d’une conférence de presse commune, Condoleezza Rice a exigée "le retrait immédiat et en bon ordre des forces armées russes et le retour en Russie de ces forces."

 

Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a lui sévèrement critiqué l’attitude, ressentie comme attentiste, des Occidentaux face aux récentes opérations militaires russes, et leur a reproché de ne pas avoir accepté l'entrée de son pays dans l'Otan.

 

Il n’a d’ailleurs pas caché son amertume à l’égard des nations occidentales, accusées d’avoir ignoré les “intrusions” russes sur son territoire dans les mois précédant le conflit.

 

Mikheïl Saakachvili a affirmé que la Russie avait planifié l’invasion de la Géorgie depuis le mois d’avril, date à laquelle les membres de l’Otan avaient reporté sine die l’entrée de son pays au sein de l’organisation. "Ils [les Russes] ont procédé par étapes, construisant des infrastructures [en Abkhazie et en Ossétie du Sud], commettant des intrusions, […] tout en scrutant attentivement la réaction de la communauté internationale. Et elle n’a vraiment pas suivi."

 

Russes et Occidentaux durcissent le ton

 

Plus tôt dans la journée, le président américain George W. Bush a dénoncé la manière avec laquelle la Russie était intervenue en Géorgie.

 

"La brutalité et l'intimidation ne sont pas une manière acceptable de mener la politique étrangère au XXIe siècle", a-t-il déclaré, précisant que les Etats-Unis n’avaient rien à gagner dans une relation "conflictuelle" avec la Russie.
  

De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel est arrivée ce vendredi à Sotchi, dans le sud de la Russie, où elle a rencontré le président Medvedev. Lors d’une conférence de presse commune organisée à l’issue de cette réunion, la chancelière a défendu l'intégrité territoriale de la Géorgie et son droit à entrer dans l'Otan.

 

"Le point de départ [dans le réglement de la crise] doit être naturellement l'intégrité territoriale de la Géorgie", a déclaré Angela Merkel. Et d’ajouter : "Il existe un gouvernement élu en Géorgie, avec lequel on doit parler et négocier."

 

Le président Medvedev a quant à lui estimé que les forces de paix russes étaient les seules en mesure d’assurer la sécurité dans le Caucase. Bien qu’il ne soit pas opposé à la présence d’une force internationale, selon lui "le problème réside dans le fait que les Sud-Ossètes et les Abkhazes eux-mêmes ne font confiance à personne, sauf aux forces de paix russes."

 

Il a néanmoins déclaré que la Russie ne souhaitait pas détériorer ses relations avec les nations occidentales.


Dans un entretien téléphonique avec le président français Nicolas Sarkozy, Dmitri Medvedev a d'ailleurs assuré au chef de l'Etat français que son pays allait signer l'accord de cessez-le-feu et respecter "scrupuleusement" ses engagements, notamment concernant le retrait des forces russes. 
 

Les forces russes toujours déployées en Géorgie

 

Pourtant, à Gori, les correspondants de FRANCE 24 rapportent que les forces russes continueraient de contrôler strictement l’accès à la ville.

 

"A 70 kilomètres à l’ouest de Tbilissi, à l’extérieur de Gori, les tanks russes sont toujours en position, empêchant toujours les gens de rentrer dans la ville", affirme Robert Parsons, envoyé spécial de FRANCE 24 à Tbilissi

 

Selon un journaliste de l’AFP, une colonne de dix blindés russes a avancé ce vendredi en territoire géorgien, partant de la ville de Gori et s’arrêtant à 40 km de Tbilissi, près du village d'Igoïeti.

 

Condoleezza Rice a condamné cette présence militaire russe, déclarant que le président russe Dmitri Medvedev "n'avait pas honoré" sa promesse de cesser toute opération militaire en Géorgie.

 

La guerre entre la Géorgie et la Russie a été déclarée le 8 août, après une intervention militaire géorgienne en Ossétie du Sud, territoire séparatiste soutenu par la Russie. Le président russe Dmitri Medvedev a ordonné le 12 août l'arrêt des opérations militaires en Géorgie après cinq jours de combats.

 

Russes et Géorgiens ont accepté le jour même le plan de paix négocié par le président français Nicolas Sarkozy au nom de l’UE. Le plan de paix prévoit notamment un cessez-le-feu définitif et le retour des troupes russes et géorgiennes à leurs positions respectives précédant le début des hostilités.

 

 

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