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ESPAGNE - ETA

Deux bombes explosent dans la région de Malaga

3 min

Deux bombes ont explosé et une troisième a été désamorcée ce dimanche dans la région de Malaga, dans le Sud de l'Espagne. Les attentats sont attribués à l'ETA, qui a pour habitude de cibler des sites touristiques pendant l'été.

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Deux bombes ont explosé et une troisième a été désamorcée dimanche à Malaga et près de cette ville côtière du sud espagnol, une série d'actions attribuées à l'organisation séparatiste basque armée ETA, coutumière des attentats contre des cibles touristiques pendant l'été.

La première bombe a explosé vers 13H00 (11H00 GMT), "sur la petite plage de Guadalmar (à Malaga, Andalousie), il n'y a pas eu de dégâts", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la sous-préfecture.

Une deuxième a explosé vers 15H00 dans le port de plaisance de Benalmadena, près de Malaga. "Les deux bombes étaient de faible puissance", a-t-elle précisé.

Une troisième a été découverte et désactivée au bord de la voie rapide A7, non loin de Malaga, a annoncé en fin d'après-midi lors d'une conférence de presse le délégué du gouvernement en Andalousie, Juan José López Garzón.

Les autorités avaient été alertées dans la matinée par un appel aux pompiers de Benalmadena prévenant, au nom de l'ETA, de l'existence de ces bombes.

Le déploiement des forces de l'ordre et l'évacuation de plusieurs zones de baignade ont engendré des perturbations en ce dimanche ensoleillé du mois d'août, dans une région particulièrement prisée des touristes.

Selon le site internet du journal El Mundo, entre 8 et 10.000 personnes ont dû être évacuées, tandis que selon l'agence Europa Press, plusieurs kilomètres de bouchons ont été enregistrés.

L'ETA est coutumière depuis près de trente ans des campagnes d'attentats visant le secteur touristique, un des poumons économiques de l'Espagne, deuxième destination touristique mondiale derrière la France, selon les chiffres 2007 de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT).

En moins de trois semaines, c'est la deuxième action qu'elle mène en Andalousie. Dans la nuit du 28 au 29 juillet, une bombe avait explosé sur une plage de Torremolinos, non loin de Malaga, sans faire de victimes.

Au lendemain de cet attentat, le ministre de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, avait désigné l'ETA, mais estimé qu'il "n'en déduirait pas pour autant qu'elle disposait d'une structure stable en Andalousie".

L'ETA n'a pour l'heure pas revendiqué d'action en Andalousie cet été. Samedi, elle a endossé la responsabilité d'une série d'attentats, dont l'explosion de quatre bombes près des plages de Laredo et de Noja en Cantabrie (nord), mais n'a pas mentionné Torremolinos.

Les attentats de dimanche ont été condamnés par les principaux partis politiques espagnols.

L'ETA, qui figure sur les listes des organisations terroristes de l'Union européenne et des Etats-Unis, et est responsable de la mort de 823 personnes en 40 ans de violences pour l'indépendance du Pays basque, a commencé en 1979, peu après l'avènement de la démocratie, à viser les intérêts touristiques.

Ses campagnes ont souvent été concentrées sur le littoral méditerranéen, comme en 2002, lorsque l'explosion d'une voiture piégée avait fait deux morts à Santa Pola, près de Valence (est).

En juillet 2003, un double attentat avait fait plusieurs blessés étrangers à Alicante et Benidorm (sud-est).

En 2004, plusieurs explosions avaient touché cette fois le littoral septentrional de l'Espagne.

L'organisation a aussi tenté de perturber le chassé-croisé des vacanciers avec des petites bombes le long des autoroutes, comme pendant l'été 2005.

Depuis la rupture d'une trêve de plus d'un an (mars 2006-juin 2007), l'organisation a subi plusieurs revers avec l'arrestation de membres importants, tels son chef présumé, Javier Lopez Pena, au mois de mai en France, ou encore le démantèlement de son commando le plus actif, le "Biscaye" au Pays Basque (nord) au mois de juillet.

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