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Le retrait des troupes russes attendu

Le président russe a informé son homologue français, Nicolas Sarkozy, que la Russie entamera, ce lundi, le retrait de ses troupes de Géorgie. En visite à Tbilissi dimanche, Angela Merkel a déclaré que le monde entier observait les Russes.

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Le président russe Dmitri Medvedev a promis dimanche de retirer à partir de lundi ses troupes de Géorgie, qui dit refuser désormais toute présence sur son territoire de militaires russes, alors que les Occidentaux haussaient le ton pour que Moscou tienne parole.

Malgré un accord de cessez-le-feu, chars et soldats russes étaient toujours en Géorgie, hors de la province séparatiste d'Ossétie du Sud, et "fortifiaient" même dimanche leurs positions non loin de la capitale Tbilissi, selon le gouvernement géorgien.

Accusant Moscou de traîner des pieds, les Occidentaux ont haussé le ton. La chancelière Allemande Angela Merkel est allée à Tbilissi apporter son soutien à la Géorgie, promettant qu'elle avait vocation à intégrer l'OTAN, ce qui hérisse Moscou.

Mme Merkel a une fois de plus appelé au retrait des troupes russes, tout comme, à Washington, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice qui a estimé de son côté que la réputation de la Russie "est en lambeaux". Et d'exprimer l'espoir que le Kremlin allait "cette fois-ci tenir sa promesse" et retirer ses troupes lundi.

Un peu plus tôt, le président Medvedev, qui avait signé samedi l'accord de cessez-le-feu prévoyant le retrait des forces russes, avait promis à son homologue français Nicolas Sarkozy de commencer lundi "le retrait du contingent militaire envoyé en renfort aux forces de maintien de la paix russes à la suite de l'agression géorgienne contre l'Ossétie du Sud".

M. Sarkozy, qui avait négocié à Moscou et Tbilissi l'accord de cessez-le-feu, a lui aussi mis en garde son interlocuteur contre des "conséquences graves (...) sur les relations de la Russie avec l'Union européenne" si cet accord n'était pas respecté.

Les ministres des Affaires étrangères des 26 pays de l'Alliance atlantique devaient tenir mardi une réunion extraordinaire pour discuter du conflit russo-géorgien et de l'attitude à adopter envers la Russie.

Les pays de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) devaient eux se retrouver lundi à Vienne pour décider de l'envoi de 100 observateurs supplémentaires en Géorgie, dans le cadre du plan de cessez-le-feu.

Le président géorgien a profité de la tribune offerte par la présence de Mme Merkel pour rejeter toute présence de forces russes de maintien de la paix.

"On ne peut plus parler en Géorgie de forces de la paix russes. Il ne peut y avoir de forces de paix russes", a martelé M. Saakachvili, alors que depuis le début des années 1990 de telles troupes sont stationnées dans les territoires séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. Le plan français prévoit que ces "forces de paix" russes restent en Ossétie du Sud.

La police géorgienne était dimanche toujours interdite d'entrée à Gori, proche de l'épicentre du conflit, et les forces russes y étaient toujours positionnées, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le secrétaire du Conseil de sécurité de Géorgie, Alexandre Lomaïa a même assuré que l'armée russe continuait dimanche de "fortifier" ses positions.

Les soldats russes ont en effet établi des postes de contrôle avec des blindés en quatre points sur la route reliant Gori au village d'Igoïeti, une localité distante de 30 km de Tbilissi, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Une cinquantaine de blindés russes ont aussi pris position, faisant face à Gori, sur environ un kilomètre à l'entrée de la ville.

Des militaires russes étaient également visibles à la base géorgienne de Teklati, près de Senaki, dans l'ouest du pays, et des chars patrouillaient sur la route conduisant au port de Poti, sur la mer Noire, 30 km plus à l'ouest, a constaté un journaliste de l'AFP.

Enfin, l'aide humanitaire arrivait toujours au compte-gouttes dimanche dans la région de Gori. "Nous n'arrivons pas à la livrer. On a besoin d'une indication claire que nos responsables de l'aide pourront se déplacer sans entrave, et les Russes ne nous en donnent pas", a déclaré à l'AFP le coordinateur de l'ONU en Géorgie, Robert Watkins.

Le pape Benoît XVI a appelé à l'ouverture de "corridors humanitaires" en Ossétie du Sud et en Géorgie.

Selon l'accord de cessez-le-feu, les forces russes de "maintien de la paix" doivent reprendre leurs position en Ossétie du Sud, avec un droit de patrouille temporaire sur quelques kilomètres en territoire géorgien jusqu'à l'arrivée d'observateurs étrangers.

Les autres troupes doivent elles retourner en Russie.

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