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L'état-major russe annonce le début du retrait

Mais selon nos correspondants sur place, aucun mouvement significatif n'est visible sur le terrain. Au contraire, affirme Robert Parsons, "les troupes russes semblent plutôt en train de s'installer".

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Retrouvez également le reportage de notre envoyé spécial à Tskhinvali, la capitale de l'Ossétie du Sud.


Bien que la Russie ait annoncé le début du retrait de ses troupes du territoire géorgien, les observateurs sur place ne voient aucun signe d’un quelconque mouvement de repli. Ils constatent au contraire le déploiement supplémentaire de contingents russes dans d’autres régions du pays.

 

"Ils ne sont absolument pas sur le départ", constate Robert Parsons, l'envoyé spécial de FRANCE 24 à Tbilissi. "J’ai demandé à des soldats russes quand ils pensaient se replier, et ils m’ont répondu qu’ils n’avaient reçu aucun ordre de partir."

 

Tbilissi accusé la Russie de s'enfoncer encore plus en Géorgie, notamment en envoyant des blindés de Khachouri (centre) 50 km plus au nord, vers Satchkeré, alors que d'autres prenaient position à Borjomi, selon le ministère de l'Intérieur.

 

Des journalistes de l’AFP présents sur le terrain confirmant que les troupes russes ne semblent pas préparer leur départ, mais campent sur leurs positions, voire avancent sur le territoire géorgien.

 

Les Russes continuent à effectuer des contrôles de sécurité sur les routes, et trois de leurs chars ont même forcé un barrage policier géorgien à 30 km de Tbilissi. Dans l'ouest, l'armée russe contrôle encore "et continuent à détruire" la base militaire de Senaki, selon le ministère géorgien de l’Intérieur. Ils bloquent également l’accès aux journalistes vers la ville de Gori, où la situation demeure calme cependant.

 

"Repli ne signifie pas retrait total"

 

Le général Russe Anatoly Nogovitsyn a pourtant annoncé que le repli des "troupes de maintien de la paix" russes avait commencé, tout en précisant que "repli" ne signifie pas un "retrait total". Il insiste sur le fait que la Russie ne s’est pas engagé à évacuer l’Ossétie du Sud : "Nous sortons les troupes russes du territoire géorgien", a-t-il nuancé.

 

Le Président Russe Dimitri Medvev a pour sa part averti que toute nouvelle attaque de la Géorgie entraînerait une "riposte écrasante", un signe de plus montrant que l’humeur russe n’était pas à la désescalade du conflit.

 

"Tout tend à indiquer que la Russie cherche à provoquer un affrontement pour justifier du maintien de ses troupes en Géorgie", estime Parsons.

 

Pression internationale

 

La communauté internationale n’a pourtant pas manqué de faire pression sur Moscou pour que les troupes russes reprennent leurs positions initiales à la frontière de l’Ossétie du Sud, et respectent la souveraineté territoriale géorgienne.

 

Le Président français Nicolas Sarkozy a dit dans un entretien donné au quotidien français Le Figaro qu’un retrait total était "non négociable" à ses yeux. Angela Merkel a déclaré, de son côté, que le "monde entier observait" l’attitude de la Russie, et que son retrait était une question de "crédibilité".

 

Les ministres des Affaires étrangères de l'Otan, qui se réunissent mardi au siège de l'Alliance à la demande de Washington, devraient "réitérer leur entier soutien à l'intégrité territoriale de la Géorgie" et confirmer sa future adhésion à l'organisation de l'atlantique nord.

 

Le représentant permanent de la Russie auprès de l'Otan, Dmitri Rogozine, a mis lundi l'Alliance atlantique en garde contre une réponse "déséquilibrée" au conflit en Géorgie.

 

"Nous examinerons très attentivement la décision [de l'Otan] et si elle n'est pas conforme à la réalité, nous ne pourrons pas maintenir la qualité de notre coopération", a déclaré M. Rogozine lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

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