Accéder au contenu principal
RUSSIE - GEORGIE

L'Otan se réunit en urgence pour soutenir la Géorgie

3 min

Convoquée à la demande de Washington, une réunion des ministres des Affaires étrangères des 26 pays de l'Otan se tient ce mardi à Bruxelles, alors que les troupes russes tardent toujours à se retirer de Géorgie.

Publicité

La Russie ne semble pas décidée à retirer ses troupes de la république indépendantiste d’Ossétie du sud et les Etats-Unis s’impatientent. A leur demande, les 26 ministres des Affaires étrangères de l’OTAN se réunissent, ce mardi, à Bruxelles.

 

Selon la porte-parole de l’Otan, Carmen Romero, les ministres devaient envoyer un message de solidarité "très clair" à la Géorgie. Mais les 26 membres de l’alliance militaire devront surmonter leurs divergences pour trouver le consensus.

 

Les discussions pourraient être vives à l'Otan entre partisans d'une ligne très ferme envers Moscou (Etats-Unis, Royaume-Uni, Pologne, Baltes) et ceux pour lesquels la Russie est un partenaire incontournable. 

 

Alors que les discussions se prolongent, un diplomate français assure que les pays de l'Otan se seraient mis d'accord pour "un durcissement du langage" face à la Russie, qui n’a "pas respecté" son engagement à retirer ses forces de Géorgie.

 

Aucun mouvement du côté des forces russes

 

Le représentant russe à l’Otan a affirmé que les troupes russes entamaient leur retrait. Mais selon notre envoyé spécial à Tbilissi, Robert Parsons, "aucun mouvement de troupe n’est visible". Il ajoute : "Il n’y a absolument aucune preuve" du départ des soldats russes des provinces séparatistes d’Ossétie du sud, d’Abkhazie ou du cœur du territoire géorgien.

Washington compte demander à ses alliés de réduire les liens de l’organisation avec la Russie. Pour un spécialiste des relations internationales, cette exigence marque une rupture dans les relations Russie-Etats-Unis. "Ce serait aller à contre-courant de tout le travail qui a été fait depuis 20 ans, depuis la fin de la Guerre froide", analyse Jolyon Howorth, professeur de sciences politiques à l’Université américaine de Yale, sur le plateau FRANCE 24.

Une décision forte et commune des 26 membres s’annonce difficile tant la situation est délicate. D’autant plus que l’unité est loin de régner dans les rangs de l’organisation, la "vieille Europe" ne désirant pas créer de "front antirusse".

 L’adhésion de la Géorgie à l’OTAN au cœur des discussions

L’élargissement de l’Otan à la Géorgie, cause des tensions avec la Russie, devrait être abordé au cours des discussions. En avril, les pays de l’Organisation atlantique avaient affirmé leur volonté d’intégrer l’ancienne république soviétique. Cette déclaration avait provoqué la colère de la Russie, qui voit d’un très mauvais œil l’intrusion de l’Otan dans ce qu’elle considère comme sa sphère d’influence. 

De l’autre coté, la Géorgie attend, à l’issue de cette réunion, une réponse ferme concernant son adhésion à l’Alliance atlantique. "Pour la Géorgie, le seul moyen de protéger le pays, c’est qu’il soit sous le parapluie sécuritaire de l’Otan", affirme Régis Genté, correspondant RFI pour FRANCE 24 à Tbilissi. 

De nombreux spécialistes considèrent que la volonté d’élargissement de l’Otan à la Géorgie est la véritable cause du déploiement de troupes russes en Géorgie. 

La Russie a assuré suivre de très près la réunion de mardi. "Si des décisions sont prises de facto pour le compte de l’agresseur géorgien, nous ne seront pas en mesure de maintenir la qualité et le calendrier de notre relation avec l’Otan", a déclaré Dmitri Rogozine, représentant de la Russie.

 

La rencontre des ministres des Affaires étrangères de l’Otan a lieu alors la Russie a donné son accord pour l’envoi de 20 observateurs militaires en Géorgie, au lendemain d’un réunion de l’organisation lundi à Vienne.

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.