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L'économie américaine dans le rouge

Fannie Mae et Freddie Mac ont plongé et désormais tout le secteur immobilier est en crise. Les chiffres n'ont pas été aussi bas depuis 1991. Une menace qui pèse sur la croissance américaine.

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Lisez le commentaire de Céline Bruneau sur son blog : "Freddie Mac et Fannie Mae plongent". 

 

NEW YORK - Wall Street a clôturé en baisse mardi pour le deuxième jour d'affilée, plombée par un retour des craintes entourant les marchés de crédit et des chiffres d'inflation venus rappeler que plusieurs menaces pèsent toujours sur la croissance économique américaine.

L'indice Dow Jones <.DJI> des trente principales valeurs a clôturé en baisse de 1,14%, soit 130,84 points, à 11.348,55, l'indice élargi Standard & Poor's 500 <.SPX> a perdu 0,93% (11,91 points) à 1.266,69 et le composite du marché Nasdaq <.IXIC>, à forte composante technologique, a abandonné 1,35% (32,62 points) à 2.384,69.

Les valeurs financières ont notamment pesé sur la tendance. L'indice S&P du secteur <.GSPF> a trébuché de 3,04%, JP Morgan Securities ayant déclaré que la banque d'affaires Lehman Brothers risquait de devoir inscrire au troisième trimestre quatre milliards de dollars de dépréciations supplémentaires sur des investissements liés au marché du crédit immobilier [nLJ633214].

Le titre Lehman a chuté de 13% à 13,07 dollars.

"L'incertitude qui entoure toujours les financières a maintenu une pression baissière sur la cote", commente Bucky Hellwig de Morgan Asset Management.

"Les prix de l'immobilier baissent encore, les actifs continuent de se détériorer, l'économie ralentit toujours (...) Ce cycle semble sans fin, et cela pèse sur les perspectives des financières", ajoute-t-il.

L'assureur American International Group a lâché pour sa part 5,9% à 20,32 après que Goldman Sachs eut abaissé son objectif de cours sur la valeur.

Le numéro deux américain du refinancement hypothécaire Freddie Mac a trébuché quant à lui de 5% à 4,17 dollars malgré le bon accueil que les investisseurs ont réservé à son émission obligataire de trois milliards de dollars.

Freddie Mac - et le numéro un Fannie Mae , qui a encore perdu 2,3% à 6 dollars - sont affectés par la rumeur selon laquelle les autorités américaines pourraient être contraintes de nationaliser purement et simplement les deux groupes. Le président de la Fed de Richmond Jeffrey Lacker s'est déclaré quant à lui favorable à leur privatisation complète.

 

L'INFLATION EN EMBUSCADE

Les indicateurs du jour sont venus alimenter à leur tour les craintes ambiantes pour l'économie.

Les prix de gros américains ont nettement monté en juillet, à leur rythme annuel le plus marqué depuis 1981, tandis que certains constructeurs ont réduit les chantiers en raison d'importants stocks d'invendus [nLJ123108 ].

Cette dernière statistique a fait perdre 3,5% aux constructeurs de maisons <.DJUSHB>, et en particulier 3,7% à 12 dollars au numéro trois américain du secteur Pulte Homes .

Sur le Nasdaq, la chaîne de fournitures de bureau Staples a terminé en baisse de 4,2% à 23,55 dollars après avoir lancé un "profit warning".

Le numéro un mondial du secteur a prévenu que ses trimestriels seraient inférieurs aux attentes des analystes et révisé en baisse ses prévisions pour l'exercice, conséquence de la faiblesse des ventes qu'il observe aux États-Unis et en Europe.

Le rebond du brut à plus de 115 dollars le baril - il a même franchi en séance la barre des 116 - a permis toutefois à Exxon Mobil de s'adjuger contre la tendance 1,9% à 77,95 dollars.
 

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