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GÉORGIE - RUSSIE

Annonces contradictoires sur le retrait des forces russes

3 min

La Russie annonce différentes dates pour le départ des troupes qui se trouvent encore en Géorgie. Le responsable des opérations sur le terrain parle d'un délai de 10 jours. Le ministre de la Défense avance quant à lui la date du 22 août.

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Près d’une semaine après la signature du cessez-le-feu entre les deux parties qui stipule le repli des troupes russes sur les positions qu’ils avaient avant le conflit et le retour des militaires géorgiens dans leurs casernes, les forces russes sont encore présentes sur le territoire géorgien.

Alors que le président russe Dmitri Medvedev avait promis, le 17 août, que le retrait russe de Géorgie serait achevé le 21 ou le 22 août, deux annonces contradictoires sont parvenues ce jeudi du côté russe. Le commandant Vladimir Boldirev, responsable des opérations sur le terrain, a déclaré : "le retrait des troupes russes [...] sera achevé dans dix jours". Plus tard dans la journée, le ministre russe de la Défense, Anatoli Serdioukov, a affirmé quant à lui que le retrait de toutes les forces russes de Géorgie sera terminé dès le vendredi 22 août.

Les Etats-Unis ont observé des "mouvements minimes" des troupes russes hors de Géorgie, sans toutefois constater de retrait "significatif".

Les militaires russes tiennent encore plusieurs points de contrôle, notamment sur la route menant à Tbilissi, la capitale géorgienne. Gori, ville stratégique située au sud de l’Ossétie, était assiégée puisque, selon un journaliste de l’AFP, elle était inaccessible aux visiteurs extérieurs.

Robert Wood, porte-parole du département d'Etat, résume la situation : "Beaucoup de forces russes se déplacent, mais ne partent pas".

 

L'Ossétie du Sud et l'Abkhazie réclament leur indépendance


De leur côté, l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, deux régions séparatistes géorgiennes, ont demandé de manière solennelle à Moscou, ainsi qu’à la communauté internationale, de reconnaître leur indépendance.

C’est devant au moins 1 000 personnes que le  "président" sud-ossète Edouard Kokoïty a adressé cette demande à la Russie, ce jeudi,  dans la capitale de la région séparatiste, Tskhinvali. "Merci à l'Etat russe", a-t-il lancé sous les applaudissements de la foule.

L'armée géorgienne est entrée dans la nuit du 7 au 8 août dans la ville pour tenter de reprendre le contrôle du territoire sécessionniste, suscitant une riposte massive de l'armée russe.

Plus à l’ouest, en Abkhazie, sur les bords de la mer Noire, des dizaines de milliers de manifestants ont procédé à un vote à main levée pour adresser à la Russie cette même demande. La veille, le "président" séparatiste abkhaze a appelé au maintien des forces armées russes en Abkhazie face à "la menace toujours grande d'une agression géorgienne".

La chambre haute du Parlement russe doit tenir, lundi, une session extraordinaire  pour examiner les demandes de reconnaissance des deux régions. Sur ce point, la Géorgie reste formelle et insiste sur l’importance du respect de son "intégrité territoriale".

La Russie gèle sa coopération avec l’Otan

Ce jeudi, l’Otan a confirmé le gel de sa coopération militaire avec la Russie annoncé la veille par la Norvège. Pour le département d'Etat américain cette suspension est "regrettable".

La Russie avait prévenu, mardi, qu'elle tirerait "les conclusions qui s'imposent", après une réunion d'urgence de l'Alliance atlantique à Bruxelles. Les pays de l'Otan avaient alors menacé la Russie de suspendre les réunions de leur forum de coopération, le Conseil Otan-Russie, si Moscou ne remplissait pas son engagement de retirer ses troupes de Géorgie.

L’attitude de la Russie, qui est restée sourde aux appels de l’ONU et de l’Otan malgré leurs menaces de suspendre ses relations avec elle, fait naître des tensions entre Moscou et l’Occident, notamment avec Washington.

En outre, le Conseil de sécurité de l’ONU doit examiner ce jeudi un projet de résolution sur la Géorgie basé sur l'accord de paix négocié par la France. La critique immédiate de ce projet par les Etats-Unis, laisse peu augurer de ses chances d’adoption.

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