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Attentat meurtrier contre la police pakistanaise

L'armée pakistanaise a annoncé avoir tué 35 activistes dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest du pays. Plus tôt, dans la même région, un kamikaze a fait sauter son véhicule sur un commissariat, tuant au moins huit policiers.

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L'armée pakistanaise a annoncé samedi avoir tué 35 activistes dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest du pays, quelques heures après avoir subi une embuscade meurtrière.

 

Quatre soldats ont été tués au cours de ces affrontements, a précisé un responsable de l'armée, qui avait annoncé auparavant que trois autres membres des forces de sécurité avaient péri plus tôt au cours d'une embuscade tendue par des activistes.

Dans une autre partie de la vallée, un kamikaze a précipité son véhicule bourré d'explosifs sur un commissariat de police, tuant au moins huit policiers et faisant dizaine de blessés, ont annoncé les autorités.

 

Un porte-parole des taliban de la vallée du Swat a revendiqué l'attentat au nom du mouvement et promis de poursuivre les attaques si le gouvernement ne met pas fin à ses opérations dans la région. Un attentat à la bombe perpétré par des activistes près d'un poste de contrôle à Barikot, à l'ouest de Mingora, principale ville de la vallée, a par ailleurs causé la mort de deux civils et blessé trois enfants.

 

Jusqu'à l'an dernier, la vallée était l'une des principales destinations touristiques du pays.

 

Les violences ont diminué au Pakistan avec l'ouverture de discussions avec les activistes par le gouvernement de coalition issu des élections de février.

 

Les autorités de la Province de la Frontière du Nord-Ouest ont même conclu en mai un accord de paix avec les principaux chefs de la région.

 

Mais les attaques ont repris et se sont intensifiées dans la province après la suspension des discussions, en juin, par Baitullah Mehsud, chef de file des taliban pakistanais.

 

Jeudi, deux kamikazes ont tué quelque 70 personnes devant le principal complexe de l'industrie d'armement du pays, près d'Islamabad.

 

La démission, lundi, du président Pervez Musharraf, proche allié des Etats-Unis, a soulevé des questions sur un possible infléchissement de la politique gouvernementale.

 

Mais bien que le soutien de Musharraf à la lutte des Etats-Unis contre le terrorisme ait été très impopulaire, le nouveau gouvernement a promis de continuer de combattre les activistes.

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