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IRAK - VIOLENCES

Attentat meurtrier contre la police irakienne

3 min

25 personnes ont trouvé la mort et 40 autres ont été blessées dans un attentat suicide perpétré devant un centre de recrutement de la police à Jalawla, dans la province de Diyala, au nord-est de Bagdad.

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Un kamikaze a perpétré mardi un attentat devant un centre de recrutement de la police, tuant 25 personnes, en majorité des futures recrues, dans la très instable province de Diyala, au nord-est de Bagdad.

L'attentat, qui a également fait 40 blessés, s'est produit devant un centre de recrutement de la localité de Jalawla (150 km au nord-est de Bagdad), où se pressaient de jeunes Irakiens venus s'enrôler, a indiqué à l'AFP le chef de la police locale, le lieutenant-colonel Ahmed Khalifa.

Selon plusieurs sources policières, un homme, muni d'une ceinture d'explosifs, est arrivé en voiture devant le centre avant d'être bloqué par la police qui a voulu le contrôler.

Les versions divergent ensuite : pour certaines sources policières, le kamikaze est alors sorti de son véhicule et s'est précipité dans la foule où il s'est fait exploser.

Pour sa part, le lieutenant-colonel Khalifa a simplement parlé d'"attentat suicide à la voiture piégée", sans préciser si l'homme était sorti de son véhicule.

Les attentats suicide, surtout ceux commis par des femmes, ont fortement augmenté en 2008 en Irak, indiquant une nouvelle forme de lutte des groupes antiaméricains, notamment celui d'Al-Qaïda.

La province de Diyala, considérée comme l'une des plus dangereuses d'Irak,  est régulièrement touchée par des attentats, résultat de la lutte meurtrière entre des affiliés d'Al-Qaïda et les "Sahwa" (Réveils), des comités d'ex-insurgés reconvertis dans la lutte contre le réseau extrémiste et payés par l'armée américaine.

L'armée irakienne, soutenue par l'armée américaine, y a lancé le 29 juillet une vaste opération, "Heureux présage", visant les cellules d'Al-Qaïda mais également des miliciens extrémistes chiites.

La semaine dernière, à la demande du gouvernement de Bagdad, quatre mille peshmergas, combattants kurdes, déployés depuis deux ans, s'étaient retirés de cette région.

Mahmoud Singari, un représentant du président irakien Jalal Talabani, a regretté que la "majorité des soldats irakiens envoyés de Bagdad pour remplacer (les peshmergas, ndlr) soient chiites".

"Cela a des conséquences néfastes car il y a beaucoup de tribus sunnites dans la région", a estimé l'ancien leader peshmerga.

Dans d'autres violences en Irak, treize personnes, dont quatre policiers, ont été blessées dans l'explosion d'une voiture piégée devant le siège du département de la Santé à Tikrit, à 180 km au nord de Bagdad.

Et l'armée américaine a annoncé la mort d'un de ses soldats qui a succombé lundi à ses blessures après avoir été touché lors d'une patrouille dans le nord de Bagdad.

Le décès de ce soldat porte à 4.147 le nombre de militaires américains tués en Irak depuis l'invasion de mars 2003, selon un bilan établi par l'AFP à partir du site internet indépendant icasualties.org.

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